Une seah de terouma impure tombée dans moins de cent seah de produits profanes, de première dîme, de seconde dîme ou de bien consacré, qu’ils soient eux-mêmes purs ou impurs, doit être laissée à pourrir. Si la seah de terouma était pure, le mélange est vendu à des prêtres au prix d’un mélange de terouma, en déduisant la valeur de cette seah. Si elle est tombée dans de la première dîme, on doit encore désigner la terouma de dîme. Si elle est tombée dans de la seconde dîme ou dans un bien consacré, ceux-ci doivent être rachetés. Si les produits profanes étaient impurs, on les consomme sous forme de grains secs ou grillés, ou pétris avec du jus de fruits, ou divisés en petites pâtes, afin qu’il n’y ait nulle part une quantité d’un œuf susceptible de transmettre l’impureté.
Mishnah · Zeraïm · Terumot
Mishnah Terumot — chapitre 5
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation halakhique à poursuivre avant tout statut supérieur.
Une seah de terouma impure tombée dans cent seah de produits profanes purs : Rabbi Eliezer dit qu’on en prélève une seah et qu’on la brûle, car on considère que la seah retirée est précisément celle qui était tombée. Les sages disent que la terouma s’annule ; le mélange peut être mangé sous forme de grains secs ou grillés, pétri avec du jus de fruits ou divisé en petites pâtes, afin qu’il n’y ait pas en un seul endroit une quantité d’un œuf.
Une seah de terouma pure tombée dans cent seah de produits profanes impurs s’annule ; on la mange sous forme de grains secs ou grillés, pétrie avec du jus de fruits ou divisée en petites pâtes, afin qu’il n’y ait pas en un seul endroit une quantité d’un œuf.
Une seah de terouma impure tombée dans cent seah de terouma pure : la maison de Shammaï interdit, la maison de Hillel permet. Hillel argumente : puisque la terouma pure est interdite aux non-prêtres et la terouma impure aux prêtres, de même que la pure peut être annulée dans un mélange approprié, l’impure devrait pouvoir l’être. Shammaï répond que l’on ne peut pas déduire d’une annulation dans des produits profanes, moins stricts, une annulation dans de la terouma elle-même. Après qu’ils eurent admis le principe de l’annulation, Rabbi Eliezer dit : on prélève une seah que l’on brûle ; les sages disent : la quantité impure est perdue dans la masse.
Une seah de terouma tombée dans cent seah, puis retirée et tombée dans un autre ensemble : Rabbi Eliezer dit qu’elle rend le second mélange interdit comme une terouma certaine. Les sages disent qu’elle ne l’interdit qu’en proportion de la terouma qu’elle contient réellement.
Une seah de terouma tombée dans moins de cent seah et ayant créé un mélange interdit, puis une partie de ce mélange tombe ailleurs : Rabbi Eliezer dit que cette partie interdit le second mélange comme de la terouma certaine. Les sages disent qu’un mélange de terouma n’interdit un autre mélange qu’en proportion réelle de terouma qu’il contient. De même, un levain interdit ne fait fermenter qu’en proportion de ce qu’il contient, et des eaux puisées n’invalident un bain rituel qu’en proportion de leur quantité réelle.
Une seah de terouma tombe dans cent seah, on en prélève une seah ; puis une autre seah de terouma tombe, on prélève encore ; puis une autre : le mélange demeure permis tant que la quantité totale de terouma ne devient pas supérieure à celle des produits profanes.
Une seah de terouma tombe dans cent seah, et avant qu’on ait eu le temps d’en retirer une, une seconde seah de terouma tombe : le mélange est interdit. Rabbi Shimon le permet.
Une seah de terouma tombe dans cent seah, puis le mélange est moulu et son volume diminue : de même que les produits profanes diminuent, on considère que la terouma diminue aussi, et le mélange reste permis. Si une seah de terouma tombe dans moins de cent seah et que le broyage augmente le volume apparent, on considère que la terouma a augmenté dans la même proportion et le mélange reste interdit. Si l’on sait que les grains profanes sont de meilleure qualité et gonflent davantage que ceux de terouma, le mélange est permis. Si une seah de terouma tombe dans moins de cent seah, puis que des produits profanes y sont ajoutés : si cela s’est produit sans intention de neutraliser l’interdit, le mélange peut être permis ; si l’ajout a été délibéré, il reste interdit.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.