Le serment relatif à un dépôt ou à un bien détenu s’applique aux hommes et aux femmes, proches et non-proches, personnes aptes ou inaptes à témoigner, devant ou hors tribunal, qu’il soit prononcé par soi-même ou imposé par autrui. Rabbi Meïr exige que le déni soit formulé devant le tribunal ; les sages disent que, lorsqu’il émane de la personne elle-même ou qu’elle accepte le serment, la responsabilité naît dès le déni. Elle existe pour un serment volontaire, ou un serment involontaire accompagné d’un déni conscient du dépôt, mais non si l’on ignore réellement l’existence du bien. La transgression entraîne un sacrifice de réparation évalué en shekels selon le texte.
Mishnah · Nezikin · Shevuot
Mishnah Shevuot — chapitre 5
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 19 septembre 2026. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Comment fonctionne le serment de dépôt ? Le demandeur dit : « Rends-moi mon dépôt que tu détiens. » L’autre répond sous serment : « Je ne détiens rien à toi », ou nie puis répond « Amen » lorsqu’il est adjuré : il est responsable. S’il est adjuré cinq fois, devant ou hors tribunal, et nie chaque fois, il est responsable pour chacune, car il peut à tout moment revenir sur son déni et reconnaître le bien.
Cinq personnes réclament chacune leur dépôt. Le détenteur répond globalement : « Je jure que je ne détiens rien à vous » : une seule responsabilité. S’il dit : « Je ne détiens rien à toi, ni à toi, ni à toi », le texte envisage une responsabilité pour chaque demande. Rabbi Éliézer exige que le mot de serment soit placé de manière à s’appliquer séparément ; Rabbi Shimon veut un serment explicite pour chacun. Même principe lorsqu’une seule personne réclame dépôt, prêt garanti, objet volé et objet perdu, ou blé, orge et épeautre : une négation globale vaut une responsabilité, des négations séparées peuvent en créer plusieurs.
Un homme est accusé d’avoir violé ou séduit la fille du demandeur et nie. S’il est adjuré et répond « Amen », le premier avis le rend responsable, parce que l’affaire comprend aussi honte et dépréciation patrimoniale qu’il pourrait reconnaître lui-même. Rabbi Shimon l’exempte au motif que l’amende principale ne se paie pas sur son propre aveu.
Quelqu’un dit : « Tu as volé mon bœuf. » L’autre nie sous serment : il est responsable si le vol pouvait produire une dette reconnue par aveu. S’il reconnaît le vol mais nie avoir abattu ou vendu l’animal, le serment sur les paiements quadruple ou quintuple n’entraîne pas la même responsabilité, car ces amendes ne se paient pas sur aveu. Même distinction pour un bœuf ayant tué un autre bœuf ou un esclave, pour une blessure corporelle ou pour un esclave réclamant la compensation de sa dent ou de son œil. Règle générale : lorsqu’une personne paierait sur son propre aveu, le faux serment l’engage ; lorsqu’elle ne paierait pas sur son aveu, elle est exemptée.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.