Jusqu’à quand peut-on labourer un verger à la veille de la septième année ? La maison de Shammaï dit : tant que le labour est bénéfique aux fruits. La maison de Hillel dit : jusqu’à Shavouot. Et ces deux positions sont proches l’une de l’autre.
Mishnah · Zeraïm · Sheviit
Mishnah Sheviit — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique, terminologie agricole et annotation halakhique à poursuivre avant tout statut supérieur.
Qu’est-ce qu’un « champ d’arbres » ? Lorsque trois arbres se trouvent dans un beit-seah et sont susceptibles de produire ensemble un gâteau de figues sèches de soixante maneh selon la mesure italienne, on peut labourer tout le beit-seah pour eux. S’ils produisent moins, on ne laboure autour d’eux que l’espace nécessaire au cueilleur et à son panier.
Qu’il s’agisse d’un arbre non fruitier ou d’un arbre fruitier, on les évalue comme s’ils étaient des figuiers. S’ils peuvent produire un gâteau de figues sèches de soixante maneh selon la mesure italienne, on laboure tout le beit-seah pour eux ; en dessous de ce rendement, on ne laboure que ce qui leur est nécessaire.
Si l’un des trois arbres produit à lui seul cette quantité et les deux autres non, ou si deux la produisent et le troisième non, on ne laboure autour d’eux que selon leurs besoins. Cela vaut lorsqu’il y a de trois à neuf arbres. À partir de dix arbres, qu’ils produisent cette quantité ou non, on laboure tout le beit-seah pour eux. Car il est dit : « Au labour et à la moisson tu cesseras. » Il n’est pas nécessaire de parler du labour et de la moisson de la septième année elle-même ; le verset vise le labour de la sixième dont l’effet entre dans la septième, et la moisson de la septième qui se prolonge après elle. Rabbi Yishmaël dit : de même que le labour dont il est question est une activité facultative, la moisson l’est aussi ; la moisson de l’omer, qui est un commandement, en est exclue.
Trois arbres appartenant à trois personnes différentes s’additionnent : on peut labourer tout le beit-seah pour eux. Quelle distance peut les séparer ? Rabban Gamliel dit : assez pour qu’un attelage de bœufs puisse passer entre eux avec ses instruments.
Dix jeunes plantations dispersées dans un beit-seah permettent de labourer tout le beit-seah pour elles jusqu’à Rosh Hashana. Si elles sont disposées en rangée ou groupées en couronne, on ne laboure que ce qui leur est nécessaire.
Les jeunes plantations et les courges s’additionnent pour atteindre le nombre requis dans un beit-seah. Rabban Shimon ben Gamliel dit : lorsqu’il y a dix courges dans un beit-seah, on peut labourer tout le beit-seah jusqu’à Rosh Hashana.
Jusqu’à quand un arbre est-il appelé « jeune plantation » ? Rabbi Elazar ben Azaria dit : jusqu’à ce qu’il soit profané de son statut de jeune arbre. Rabbi Josué dit : jusqu’à sept ans. Rabbi Aqiva dit : une jeune plantation est ce que le terme désigne naturellement. Un arbre coupé qui produit de nouvelles pousses est considéré comme une jeune plantation si la repousse part à moins d’un palme du sol ; au-dessus d’un palme, comme un arbre adulte : paroles de Rabbi Shimon.
Passerelles
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