Si le tribunal et tout Israël ont vu la nouvelle lune, que les témoins ont été examinés, mais que la nuit tombe avant que le tribunal ait proclamé « consacré », le mois précédent est prolongé. Si seul le tribunal a vu la lune, deux de ses membres se lèvent comme témoins devant les autres et le tribunal proclame « consacré, consacré ». Si trois membres formant tribunal l’ont vue, deux se lèvent comme témoins et l’on adjoint d’autres juges au troisième afin de constituer un tribunal, car une personne seule ne peut se déclarer juge et témoin suffisant pour elle-même.
Mishnah · Moed · Rosh Hashanah
Mishnah Rosh Hashanah — chapitre 3
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Tous les shofars sont aptes, sauf la corne d’une vache, parce qu’elle est appelée « qeren », corne, selon l’opinion anonyme. Rabbi Yossi objecte : tous les shofars sont également appelés « corne » dans l’Écriture, puisqu’il est dit : « quand on sonnera longuement de la corne du jubilé ».
À Rosh Hashanah, on utilisait un shofar droit de bouquetin ou de chèvre sauvage, dont l’embouchure était recouverte d’or, avec deux trompettes placées de chaque côté. Le son du shofar était prolongé tandis que les trompettes étaient plus brèves, car le commandement principal du jour est celui du shofar.
Lors des jeûnes publics, on utilisait des shofars courbés de béliers, dont l’embouchure était recouverte d’argent, avec deux trompettes au centre. Le son du shofar était bref et les trompettes prolongées, car le commandement du jour concernait alors principalement les trompettes.
Le jubilé et Rosh Hashanah ont des règles semblables pour les sonneries et les bénédictions. Rabbi Yehouda distingue : à Rosh Hashanah on utilise des cornes de béliers, au jubilé des cornes de bouquetins ou de chèvres sauvages.
Un shofar fendu puis recollé est invalide. Un shofar composé de morceaux de plusieurs shofars est invalide. S’il est percé puis bouché : si la réparation modifie ou empêche le son, il est invalide ; sinon, valide.
Celui qui sonne dans une fosse, une citerne ou un grand récipient : s’il entend le son direct du shofar, il s’acquitte ; s’il n’entend qu’un écho, il ne s’acquitte pas. De même, celui qui passe derrière une synagogue ou habite près d’elle et entend le shofar ou la lecture de la Megillah : s’il dirige son intention vers l’accomplissement du commandement, il s’acquitte ; sinon, non. Deux personnes peuvent entendre exactement le même son : l’une a orienté son intention, l’autre non.
Il est écrit : « Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort. » Était-ce donc la main de Moïse qui gagnait ou perdait la guerre ? Non : tant qu’Israël regardait vers le haut et soumettait son cœur à son Père qui est aux cieux, il l’emportait ; sinon, il faiblissait. De même pour le serpent de bronze : est-ce un serpent qui fait mourir ou vivre ? Lorsque les Israélites regardaient vers le haut et soumettaient leur cœur à leur Père céleste, ils étaient guéris ; sinon, ils dépérissaient. Un sourd-muet selon la catégorie juridique ancienne, une personne mentalement incapable et un mineur ne peuvent acquitter la communauté de son obligation. Règle générale : celui qui n’est pas lui-même tenu d’un commandement ne peut en acquitter les autres.
Passerelles
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