Lorsque Rosh Hashanah tombe un sabbat, on sonnait du shofar dans le Temple mais non dans le reste du pays. Après la destruction du Temple, Rabban Yohanan ben Zakkaï institua que l’on sonne dans tout lieu où siège un tribunal. Rabbi Elazar dit : seulement à Yavné. On lui répondit : Yavné et tout lieu où se trouve un tribunal suivent la même règle.
Mishnah · Moed · Rosh Hashanah
Mishnah Rosh Hashanah — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Jérusalem avait même un avantage supplémentaire sur Yavné : toute ville qui pouvait voir Jérusalem, entendre le shofar de Jérusalem, se trouvait suffisamment proche et dont les habitants pouvaient s’y rendre pouvait sonner du shofar. À Yavné, on ne sonnait le sabbat qu’au lieu du tribunal lui-même.
À l’origine, le lulav était pris pendant sept jours dans le Temple et seulement un jour dans le reste du pays. Après la destruction du Temple, Rabban Yohanan ben Zakkaï institua que le lulav soit pris sept jours partout en mémoire du Temple. Il institua aussi que tout le jour de l’offrande de l’omer reste interdit pour le grain nouveau.
À l’origine, on recevait le témoignage de la nouvelle lune pendant toute la journée. Une fois, les témoins tardèrent tellement que les lévites se trompèrent dans le chant du sacrifice. On institua alors de ne recevoir les témoins que jusqu’à l’heure de l’offrande de l’après-midi. S’ils arrivaient ensuite, on observait néanmoins ce jour comme saint et le lendemain aussi. Après la destruction du Temple, Rabban Yohanan ben Zakkaï rétablit la réception des témoins pendant toute la journée. Rabbi Josué ben Qorha ajoute qu’il institua aussi que, même si le président du tribunal se trouvait ailleurs, les témoins se rendent au lieu où siège effectivement le tribunal.
Ordre des bénédictions de Rosh Hashanah selon Rabbi Yohanan ben Nouri : on dit les bénédictions des Patriarches, des Puissances et de la sainteté du Nom, et on y inclut les versets de royauté sans sonner à ce moment-là ; puis la sainteté du jour et on sonne ; les souvenirs et on sonne ; les shofars et on sonne ; puis le service, l’action de grâce et la bénédiction sacerdotale. Rabbi Aqiva objecte : si l’on ne sonne pas avec les royautés, pourquoi les placer là ? Il propose : Patriarches, Puissances et sainteté du Nom, puis royautés incluses dans la sainteté du jour et sonnerie ; souvenirs et sonnerie ; shofars et sonnerie ; puis service, action de grâce et bénédiction sacerdotale.
On ne récite pas moins de dix versets de royauté, dix de souvenir et dix concernant le shofar. Rabbi Yohanan ben Nouri dit : trois de chaque catégorie suffisent. On ne cite pas comme versets de royauté, de souvenir ou de shofar des passages décrivant un châtiment. On commence par la Torah et on achève par les Prophètes. Rabbi Yossi dit : si l’on conclut aussi par un verset de la Torah, on s’acquitte.
À Rosh Hashanah, lors de la prière publique, c’est le deuxième officiant qui fait sonner le shofar dans la séquence des bénédictions. Lorsqu’il y a Hallel, c’est le premier officiant qui en dirige la récitation.
Pour obtenir un shofar de Rosh Hashanah, on ne franchit pas la limite sabbatique, on ne dégage pas un éboulement, on ne monte pas dans un arbre, on ne monte pas un animal, on ne nage pas et on ne le façonne ni par un acte relevant d’un shevout rabbinique ni par un acte interdit bibliquement. En revanche, on peut verser de l’eau ou du vin dans le shofar pour le nettoyer. On n’empêche pas les enfants de s’exercer à sonner ; au contraire, on les accompagne jusqu’à ce qu’ils apprennent. Celui qui sonne seulement pour s’exercer ne s’acquitte pas, et celui qui entend une sonnerie d’exercice ne s’acquitte pas non plus.
L’ordre des sonneries est constitué de trois séries de trois sons. La durée d’une teqia correspond à celle de trois terouot ; celle d’une teroua à trois sanglots brefs. Si quelqu’un prolonge la deuxième teqia d’une série en espérant la compter comme deux sons successifs, elle ne compte que comme une seule. Celui qui a déjà récité les bénédictions puis trouve un shofar sonne teqia-teroua-teqia trois fois. De même que l’officiant public est tenu, chaque individu l’est aussi. Rabban Gamliel dit : l’officiant public peut acquitter la communauté de son obligation.
Passerelles
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