Dans la nuit qui ouvre le quatorzième jour de Nisan, on recherche le hamets à la lumière d’une lampe. Tout endroit où l’on n’introduit jamais de hamets n’a pas besoin d’être inspecté. Pourquoi les sages ont-ils parlé de deux rangées dans une cave ? Parce qu’il s’agit d’un lieu où l’on peut apporter du hamets. La maison de Shammaï exige l’inspection de deux rangées sur toute la surface de la cave ; la maison de Hillel, des deux rangées extérieures qui sont aussi les rangées supérieures.
Mishnah · Moed · Pesahim
Mishnah Pesahim — chapitre 1
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
On ne craint pas qu’une belette ait traîné du hamets d’une maison à une autre ou d’un endroit à un autre. Car si l’on devait le craindre, il faudrait aussi suspecter un déplacement de cour en cour et de ville en ville, et la recherche n’aurait plus de fin.
Rabbi Yehouda dit : on recherche le hamets dans la nuit du quatorze, de nouveau le matin du quatorze, puis au moment de sa destruction. Les sages disent : si l’on n’a pas recherché la nuit du quatorze, on le fait le quatorze ; si on ne l’a pas fait alors, on le fait pendant la fête ; si on ne l’a pas fait pendant la fête, on le fait après. Ce que l’on conserve pour manger avant l’interdiction doit être placé en lieu protégé afin de ne pas devoir recommencer toute la recherche.
Rabbi Meïr dit : on peut manger du hamets pendant toute la cinquième heure du jour et on le brûle au début de la sixième. Rabbi Yehouda dit : on en mange pendant toute la quatrième heure ; durant la cinquième, on le garde sans le manger ni le brûler ; au début de la sixième, on le brûle.
Rabbi Yehouda dit encore : deux pains d’une offrande de reconnaissance devenus impropres étaient placés sur le toit de la colonnade comme signal. Tant que les deux étaient là, tout le peuple pouvait encore manger du hamets. Lorsqu’on en retirait un, on cessait de manger mais on ne brûlait pas encore. Lorsque les deux étaient retirés, le peuple commençait à brûler. Rabban Gamliel dit : les produits profanes peuvent être mangés pendant toute la quatrième heure, la terouma pendant toute la cinquième, et l’on brûle au début de la sixième.
Rabbi Hanina, adjoint du grand prêtre, dit : durant toute l’histoire des prêtres, ils n’ont pas hésité à brûler ensemble une viande sacrée devenue impure par une impureté dérivée et une viande devenue impure par une source première, bien que cela augmente le degré d’impureté de la première. Rabbi Aqiva ajouta : ils n’ont pas hésité non plus à allumer une huile de terouma devenue impropre par contact avec un tevoul-yom dans une lampe devenue impure au contact d’une personne contaminée par un mort, bien que l’on augmente ainsi son impureté.
Rabbi Meïr dit : nous apprenons de ces pratiques qu’à Pessah on peut brûler ensemble une terouma pure et une terouma impure. Rabbi Yossi lui répondit : le raisonnement n’est pas comparable. Rabbi Eliezer et Rabbi Josué reconnaissent qu’une terouma certainement pure et une terouma certainement impure sont brûlées séparément. Leur discussion porte sur une terouma dont l’état est douteux et une terouma certainement impure : Rabbi Eliezer exige de les brûler séparément ; Rabbi Josué permet de les brûler ensemble.
Passerelles
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