Tout olivier qui porte un nom reconnu dans le champ — comme l’olivier de Netofa à son époque — s’il est oublié, n’a pas le statut de shikheha. Cela peut tenir à son nom, à sa production ou à son emplacement : à son nom, s’il est appelé Shifkhoni ou Beishani ; à sa production, s’il produit beaucoup ; à son emplacement, s’il se tient près du pressoir ou d’une brèche. Pour les autres oliviers, deux oubliés constituent une shikheha, trois non. Rabbi Yossi dit : la shikheha ne s’applique pas aux oliviers.
Mishnah · Zeraïm · Peah
Mishnah Peah — chapitre 7
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Un olivier situé entre trois rangées appartenant à deux parcelles, s’il a été oublié, n’est pas shikheha. Un olivier portant deux seah de fruits, s’il a été oublié, n’est pas shikheha. Cela vaut lorsqu’on n’avait pas commencé à le récolter ; si l’on avait commencé, même l’olivier de Netofa à son époque peut devenir shikheha. Tant qu’il reste des olives sous l’arbre, il reste aussi un droit sur celles de sa cime. Rabbi Meïr dit : jusqu’à ce que la dernière glaneuse ait passé.
Qu’est-ce que le peret ? Les grains de raisin qui tombent au moment de la vendange. Si, en vendangeant, quelqu’un coupe une grappe, qu’elle s’accroche aux feuilles, tombe de sa main et se défait sur le sol, les grains appartiennent au propriétaire. Celui qui place un panier sous la vigne pendant qu’il vendange dépouille les pauvres ; à son sujet il est dit : « Ne déplace pas la limite des anciens. »
Qu’est-ce qu’une olelet ? Une grappe qui n’a ni « épaule » ni partie pendante. Si elle possède l’une ou l’autre, elle appartient au propriétaire ; en cas de doute, aux pauvres. Une olelet située à l’articulation de la branche : si elle se coupe avec la grappe principale, elle appartient au propriétaire ; sinon, aux pauvres. Pour un grain isolé, Rabbi Yehouda dit qu’il forme une grappe ; les sages disent que c’est une olelet.
Celui qui éclaircit les vignes peut éclaircir la part des pauvres comme sa propre part, selon Rabbi Yehouda. Rabbi Meïr dit : il peut le faire dans sa part, mais non dans celle des pauvres.
Pour une vigne de quatrième année, la maison de Shammaï dit : il n’y a ni supplément d’un cinquième ni obligation de destruction ; la maison de Hillel dit qu’il y en a. La maison de Shammaï dit qu’elle comporte peret et olelot, que les pauvres rachètent pour eux-mêmes ; la maison de Hillel dit : toute la récolte va au pressoir.
Une vigne composée entièrement d’olelot : Rabbi Eliezer dit qu’elle appartient au propriétaire ; Rabbi Aqiva dit qu’elle appartient aux pauvres. Rabbi Eliezer dit : « Quand tu vendangeras, tu ne grappilleras pas » : s’il n’y a pas de vendange normale, d’où viendraient les grappillages ? Rabbi Aqiva lui répond : « Et ta vigne, tu ne la grappilleras pas » : même si elle n’est composée que d’olelot. Pourquoi alors est-il dit : « Quand tu vendangeras, tu ne grappilleras pas » ? Pour enseigner que les pauvres n’ont droit aux olelot qu’à partir du commencement de la vendange.
Celui qui consacre sa vigne avant que les olelot ne soient reconnaissables : les olelot n’appartiennent pas encore aux pauvres. S’il la consacre après qu’elles sont reconnaissables, elles appartiennent aux pauvres. Rabbi Yossi dit : ils verseront au sanctuaire la valeur de leur croissance. Qu’est-ce que la shikheha dans une vigne palissée ? Ce qu’on ne peut plus atteindre en étendant la main. Dans une vigne basse, elle commence lorsqu’on est passé au-delà.
Passerelles
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