Pour des bandes de céréales situées entre des oliviers, la maison de Shammaï dit : une Peah pour chacune. La maison de Hillel dit : une seule suffit pour toutes. Ils reconnaissent que si les extrémités des rangées se mêlent, on donne une seule Peah pour l’ensemble.
Mishnah · Zeraïm · Peah
Mishnah Peah — chapitre 3
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Celui qui moissonne son champ par plaques en laissant des tiges encore vertes : Rabbi Aqiva dit qu’il donne une Peah pour chaque partie ; les sages disent qu’une seule suffit pour l’ensemble. Les sages reconnaissent toutefois avec Rabbi Aqiva que celui qui sème de l’aneth ou de la moutarde en trois endroits doit donner une Peah pour chacun.
Celui qui arrache des oignons humides pour le marché et garde les secs pour l’aire donne une Peah séparée pour les uns et pour les autres. Il en va de même des pois et de la vigne. Celui qui éclaircit donne, sur ce qui reste, la Peah correspondant à ce qu’il a laissé. Celui qui enlève toute une partie d’un seul tenant donne, sur ce qui reste, la Peah pour l’ensemble.
Les oignons-mères sont soumis à la Peah ; Rabbi Yossi les en exempte. Pour des bandes d’oignons entre des légumes, Rabbi Yossi dit : une Peah pour chacune ; les sages disent : une seule pour l’ensemble.
Des frères qui ont partagé un domaine donnent deux Peah ; s’ils se remettent ensuite en association, ils donnent une seule Peah. Deux personnes qui ont acheté ensemble un arbre donnent une seule Peah ; si l’un a acheté le côté nord et l’autre le côté sud, chacun donne sa propre Peah. Celui qui vend des arbres sur pied dans son champ donne une Peah pour chacun. Rabbi Yehouda dit : quand cela ? Lorsque le propriétaire du champ ne s’est rien réservé ; mais s’il s’est réservé une partie, c’est lui qui donne la Peah pour l’ensemble.
Rabbi Eliezer dit : une parcelle d’un quart de qav est soumise à la Peah. Rabbi Josué dit : celle qui peut produire deux seah. Rabbi Tarfon dit : six palmes sur six. Rabbi Yehouda ben Betera dit : assez pour qu’on puisse y moissonner et repasser une seconde fois ; et la halakha suit ses paroles. Rabbi Aqiva dit : toute parcelle, si petite soit-elle, est soumise à la Peah et aux prémices ; elle permet d’établir un prosboul et d’acquérir avec elle des biens meubles par argent, acte écrit ou prise de possession.
Un malade en danger qui donne ses biens par écrit : s’il s’est réservé la moindre parcelle de terre, son don est valable ; s’il ne s’en est réservé aucune, son don n’est pas valable. Celui qui donne ses biens à ses fils et attribue à sa femme la moindre parcelle de terre lui fait perdre le bénéfice de sa ketouba. Rabbi Yossi dit : si elle a accepté cette disposition, même sans attribution écrite, elle perd le bénéfice de sa ketouba.
Celui qui donne par écrit tous ses biens à son esclave le rend libre. S’il s’est réservé la moindre parcelle de terre, l’esclave ne devient pas libre. Rabbi Shimon dit : il devient toujours libre, sauf si le maître dit : « Tous mes biens sont donnés à untel, mon esclave, à l’exception d’un dix-millième d’entre eux. »
Passerelles
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