Voici ce qui divise un champ pour la Peah : un cours d’eau, une mare, un chemin privé, un chemin public, un sentier public, un sentier privé permanent en saison sèche comme en saison des pluies, une parcelle en friche, une terre labourée et une autre espèce semée. Celui qui coupe pour le fourrage crée aussi une séparation, selon Rabbi Meïr. Les sages disent : cela ne sépare que s’il a ensuite labouré.
Mishnah · Zeraïm · Peah
Mishnah Peah — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Un canal d’irrigation dont les deux côtés ne peuvent être moissonnés ensemble crée une séparation, selon Rabbi Yehouda. Quant à toutes les montagnes que l’on travaille à la houe, même si les bœufs ne peuvent les traverser avec leur attelage, on donne une seule Peah pour l’ensemble.
Tout ce qui vient d’être énuméré sépare les cultures de semence ; pour les arbres, seule une clôture fait séparation. Mais si les branches se rejoignent par-dessus la clôture, elle ne sépare pas : on donne une seule Peah pour l’ensemble.
Pour les caroubiers, tous ceux qui sont en vue les uns des autres sont considérés ensemble. Rabban Gamliel dit : dans la maison de mon père, on avait coutume de donner une seule Peah pour les oliviers qu’ils possédaient dans chaque direction, et pour les caroubiers qui se voyaient les uns les autres. Rabbi Eliezer fils de Rabbi Tsadoq dit en son nom : même pour les caroubiers qu’ils possédaient dans toute la ville.
Celui qui sème son champ d’une seule espèce, même s’il en fait deux aires de battage, donne une seule Peah. S’il le sème de deux espèces, même s’il les réunit sur une seule aire, il donne deux Peah. Celui qui sème deux variétés de blé : s’il les réunit sur une seule aire, il donne une seule Peah ; sur deux aires, il en donne deux.
Il arriva que Rabbi Shimon de Mitspa sema devant Rabban Gamliel ; ils montèrent à la Chambre de pierre taillée pour consulter. Nahum le scribe dit : « J’ai reçu de Rabbi Meyasha, qui l’avait reçu de mon père, qui l’avait reçu des Paires, qui l’avaient reçu des prophètes, comme halakha transmise à Moïse au Sinaï : celui qui sème son champ de deux variétés de blé, s’il en fait une seule aire de battage, donne une seule Peah ; s’il en fait deux, il donne deux Peah. »
Un champ moissonné par des non-Juifs, moissonné par des brigands, rongé par des fourmis, ou ravagé par le vent ou par du bétail est exempt. Si le propriétaire en a moissonné la moitié et que des brigands ont moissonné l’autre moitié, il est exempt, car l’obligation de Peah porte sur la récolte encore sur pied.
Si des brigands en ont moissonné la moitié et que lui-même a moissonné l’autre moitié, il donne la Peah sur ce qu’il a moissonné. S’il en a moissonné la moitié puis vendu l’autre moitié, l’acheteur donne la Peah pour l’ensemble. S’il en a moissonné la moitié puis consacré l’autre moitié, celui qui rachète cette dernière au trésorier donne la Peah pour l’ensemble.
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