Mishnah · Zeraïm · Peah

Mishnah Peah — chapitre 1

Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.

S0 · édition évolutive6 mishnayotHébreu · français

Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.

Peah 1,1
אֵלּוּ דְבָרִים שֶׁאֵין לָהֶם שִׁעוּר. הַפֵּאָה, וְהַבִּכּוּרִים, וְהָרֵאָיוֹן, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וְתַלְמוּד תּוֹרָה. אֵלּוּ דְבָרִים שֶׁאָדָם אוֹכֵל פֵּרוֹתֵיהֶן בָּעוֹלָם הַזֶּה וְהַקֶּרֶן קַיֶּמֶת לוֹ לָעוֹלָם הַבָּא. כִּבּוּד אָב וָאֵם, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וַהֲבָאַת שָׁלוֹם בֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, וְתַלְמוּד תּוֹרָה כְּנֶגֶד כֻּלָּם:

Voici les choses qui n’ont pas de mesure déterminée : la Peah, les prémices, l’offrande de comparution, les actes de bonté et l’étude de la Torah. Voici les choses dont une personne mange les fruits dans ce monde tandis que le capital lui demeure pour le monde à venir : honorer père et mère, accomplir des actes de bonté, établir la paix entre une personne et son prochain ; et l’étude de la Torah équivaut à toutes ensemble.

Peah 1,2
אֵין פּוֹחֲתִין לַפֵּאָה מִשִּׁשִּׁים, וְאַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ אֵין לַפֵּאָה שִׁעוּר. הַכֹּל לְפִי גֹדֶל הַשָּׂדֶה, וּלְפִי רֹב הָעֲנִיִּים, וּלְפִי רֹב הָעֲנָוָה:

On ne donne pas pour la Peah moins d’un soixantième, bien qu’ils aient dit que la Peah n’a pas de mesure déterminée. Tout dépend de la grandeur du champ, du nombre des pauvres et de l’abondance de la récolte.

Note philologique. Le mot hébreu final, anavah, est ici compris dans la tradition comme l’abondance ou le rendement de la récolte. La formulation reste à contrôler sur les témoins manuscrits.
Peah 1,3
נוֹתְנִין פֵּאָה מִתְּחִלַּת הַשָּׂדֶה וּמֵאֶמְצָעָהּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, וּבִלְבַד שֶׁיִּתֵּן בַּסּוֹף כַּשִּׁעוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם שִׁיֵּר קֶלַח אֶחָד, סוֹמֵךְ לוֹ מִשּׁוּם פֵּאָה. וְאִם לָאו, אֵינוֹ נוֹתֵן אֶלָּא מִשּׁוּם הֶפְקֵר:

On peut donner la Peah dès le début du champ ou en son milieu. Rabbi Shimon dit : à condition qu’à la fin on donne la mesure requise. Rabbi Yehouda dit : s’il a laissé une seule tige, il peut y joindre ce qu’il donne au titre de la Peah ; sinon, ce qu’il donne n’a que le statut de bien abandonné.

Peah 1,4
כְּלָל אָמְרוּ בַּפֵּאָה. כָּל שֶׁהוּא אֹכֶל, וְנִשְׁמָר, וְגִדּוּלָיו מִן הָאָרֶץ, וּלְקִיטָתוֹ כְאַחַת, וּמַכְנִיסוֹ לְקִיּוּם, חַיָּב בַּפֵּאָה. וְהַתְּבוּאָה וְהַקִּטְנִיּוֹת בַּכְּלָל הַזֶּה:

Ils ont énoncé cette règle générale pour la Peah : tout ce qui est comestible, gardé, pousse de la terre, se récolte en une fois et se conserve en réserve est soumis à la Peah. Les céréales et les légumineuses relèvent de cette règle.

Peah 1,5
וּבָאִילָן, הָאוֹג וְהֶחָרוּבִין וְהָאֱגוֹזִים וְהַשְּׁקֵדִים וְהַגְּפָנִים וְהָרִמּוֹנִים וְהַזֵּיתִים וְהַתְּמָרִים, חַיָּבִין בַּפֵּאָה:

Parmi les arbres, le sumac, les caroubiers, les noyers, les amandiers, les vignes, les grenadiers, les oliviers et les palmiers sont soumis à la Peah.

Peah 1,6
לְעוֹלָם הוּא נוֹתֵן מִשּׁוּם פֵּאָה וּפָטוּר מִן הַמַּעַשְׂרוֹת, עַד שֶׁיְּמָרֵחַ. וְנוֹתֵן מִשּׁוּם הֶפְקֵר וּפָטוּר מִן הַמַּעַשְׂרוֹת, עַד שֶׁיְּמָרֵחַ. וּמַאֲכִיל לַבְּהֵמָה וְלַחַיָּה וְלָעוֹפוֹת וּפָטוּר מִן הַמַּעַשְׂרוֹת, עַד שֶׁיְּמָרֵחַ. וְנוֹטֵל מִן הַגֹּרֶן וְזוֹרֵעַ וּפָטוּר מִן הַמַּעַשְׂרוֹת, עַד שֶׁיְּמָרֵחַ, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. כֹּהֵן וְלֵוִי שֶׁלָּקְחוּ אֶת הַגֹּרֶן, הַמַּעַשְׂרוֹת שֶׁלָּהֶם, עַד שֶׁיְּמָרֵחַ. הַמַּקְדִּישׁ וּפוֹדֶה, חַיָּב בְּמַעַשְׂרוֹת, עַד שֶׁיְּמָרֵחַ הַגִּזְבָּר:

Tant que le grain n’a pas été nivelé sur l’aire, on peut toujours en donner au titre de la Peah et l’on est exempt de la dîme ; on peut en donner comme bien abandonné et l’on est exempt de la dîme ; on peut en nourrir bétail, animaux sauvages et oiseaux et l’on est exempt de la dîme ; on peut prendre du grain de l’aire pour le semer et l’on est exempt de la dîme : paroles de Rabbi Aqiva. Si un prêtre ou un lévite achètent l’aire, les dîmes leur appartiennent tant que le grain n’a pas été nivelé. Celui qui consacre la récolte puis la rachète est soumis aux dîmes tant que le trésorier n’a pas nivelé le grain.

Note philologique. Meruaḥ désigne l’opération de nivellement du tas sur l’aire, étape juridique qui achève la préparation du grain pour certaines obligations de dîme.

Passerelles

Pour situer, approfondir ou revenir au texte.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage