« Konam, je ne goûterai pas de vin aujourd’hui » l’interdit jusqu’à la nuit. « Cette semaine » l’interdit jusqu’à la fin de la semaine, le sabbat appartenant à la semaine en cours selon l’usage du traité. « Ce mois » jusqu’à la fin du mois ; « cette année » jusqu’à Rosh Hashanah ; « ce cycle de sept ans » jusqu’à sa fin. S’il dit « un jour », « une semaine », « un mois », « une année », « un cycle de sept ans », la durée se compte de date à date.
Mishnah · Nashim · Nedarim
Mishnah Nedarim — chapitre 8
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
« Jusqu’à Pessah » signifie jusqu’à l’arrivée de Pessah. « Jusqu’à ce que Pessah soit » signifie jusqu’à la fin de Pessah. « Jusqu’avant Pessah » : Rabbi Meïr comprend jusqu’à son arrivée ; Rabbi Yossi jusqu’à sa fin.
« Jusqu’à la moisson », « jusqu’aux vendanges » ou « jusqu’à la récolte des olives » signifie jusqu’à ce que l’événement commence lorsqu’il ne dit que « jusqu’à ». Règle générale : pour une date ou saison fixe, « jusqu’à ce qu’elle arrive » s’arrête au début, « jusqu’à ce qu’elle soit passée » s’étend jusqu’à la fin. Pour un événement dont la date n’est pas fixe, même « jusqu’à ce qu’il soit » est généralement compris comme jusqu’à son commencement.
« Jusqu’à l’été » signifie jusqu’à ce que les gens commencent à rentrer les fruits dans les paniers ; « jusqu’à ce que l’été soit passé » jusqu’à ce qu’on plie les outils ou nattes servant à la récolte. « Jusqu’à la moisson » se réfère à la moisson du blé plutôt qu’à celle de l’orge, selon l’usage local. On interprète toujours d’après le lieu où le vœu a été prononcé : montagne ou vallée.
« Jusqu’aux pluies » ou « jusqu’à ce que viennent les pluies » signifie jusqu’à la seconde pluie saisonnière selon l’opinion anonyme ; Rabban Shimon ben Gamliel dit jusqu’au moment où cette pluie devrait normalement arriver. « Jusqu’à ce que les pluies cessent » signifie jusqu’à la fin de Nisan selon Rabbi Meïr ; Rabbi Yehouda dit jusqu’après Pessah. Celui qui s’interdit du vin « cette année » reste interdit durant le mois intercalaire si l’année est embolismique. « Jusqu’au début d’Adar » signifie le premier Adar ; « jusqu’à la fin d’Adar » la fin du premier Adar selon la formulation donnée. Rabbi Yehouda dit que « jusqu’à ce que soit Pessah » peut parfois signifier seulement jusqu’à la nuit de Pessah lorsque l’intention manifeste était de s’abstenir jusqu’au moment où les gens boivent normalement du vin.
De même, celui qui dit : « Konam, je ne goûterai pas de viande jusqu’au jeûne » peut être compris comme jusqu’à la veille du jeûne, parce qu’il visait le moment où l’on cesse normalement d’en manger. Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda dit : « Konam, je ne goûterai pas d’ail jusqu’au sabbat » signifie jusqu’à la veille du sabbat, moment où l’on mange habituellement de l’ail.
Quelqu’un dit à son ami : « Konam, je ne bénéficierai plus de toi si tu ne viens pas prendre pour tes fils un kor de blé et deux jarres de vin. » L’autre peut répondre : « Tu n’as dit cela que pour m’honorer ; mon honneur est précisément de ne pas accepter », et le vœu tombe sans recours à un sage. Inversement, s’il exige que son ami donne ces biens à son fils, Rabbi Meïr maintient l’interdit jusqu’au don ; les sages permettent au père de dire : « Je me considère comme si j’avais reçu. » De même, un homme pressé d’épouser sa nièce ou séparant son ex-épouse peut avoir prononcé une interdiction visant seulement la relation matrimoniale, non tout bénéfice civil futur. Enfin, quelqu’un refuse avec insistance une invitation et dit : « Konam, je n’entrerai pas chez toi ni ne goûterai même une goutte d’eau » ; on peut comprendre qu’il visait uniquement le repas refusé, et il peut ensuite entrer ou boire.
Passerelles
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