Celui qui s’interdit les légumes reste permis envers les courges selon l’opinion anonyme ; Rabbi Aqiva les inclut. On lui objecte qu’un envoyé à qui l’on dit « apporte des légumes » peut répondre « je n’ai trouvé que des courges ». Rabbi Aqiva y voit précisément la preuve qu’elles appartiennent à la catégorie élargie des légumes, contrairement aux légumineuses qui constituent une autre catégorie. Le haricot égyptien frais est inclus parmi les légumes, le sec non.
Mishnah · Nashim · Nedarim
Mishnah Nedarim — chapitre 7
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Celui qui s’interdit le dagan, selon Rabbi Meïr, inclut même le haricot égyptien sec ; les sages limitent le mot aux cinq céréales. Rabbi Meïr distingue aussi tevoua, qu’il limite aux cinq céréales, de dagan qu’il comprend plus largement, tout en excluant fruits des arbres et légumes.
Celui qui s’interdit les vêtements reste permis envers sac, tenture et certains tissus grossiers. S’il dit : « Konam, que la laine ne monte sur moi », il peut encore se couvrir avec de la laine non tissée selon la manière dont la formule vise le port de vêtement. Même chose pour le lin brut. Rabbi Yehouda dit qu’on interprète selon l’intention réelle : si le vœu a été prononcé parce que le port de ballots de laine ou de lin lui causait chaleur et mauvaise odeur, il peut se couvrir de vêtements mais pas porter ces matières en charge sur le dos.
Celui qui s’interdit « la maison » reste permis envers l’étage supérieur selon Rabbi Meïr ; les sages incluent l’étage dans le terme « maison ». Celui qui s’interdit l’étage reste permis envers la maison elle-même.
Celui qui s’interdit le lit reste permis envers un divan distinct selon Rabbi Meïr ; les sages incluent ce divan dans la catégorie du lit. Celui qui s’interdit le divan reste permis envers le lit. Celui qui s’interdit une ville peut encore entrer dans sa limite sabbatique périphérique mais pas dans l’extension urbaine elle-même. Celui qui s’interdit une maison est interdit à partir de son seuil vers l’intérieur.
Celui qui dit : « Konam, ces fruits sont interdits pour moi » ou « qu’ils soient interdits à ma bouche » s’interdit aussi leurs substitutions et leurs pousses. S’il dit seulement : « Je ne les mangerai pas » ou « je ne les goûterai pas », leurs substitutions et pousses peuvent rester permises lorsque la semence originelle disparaît complètement dans la nouvelle croissance. Pour les plantes dont la semence persiste, même les pousses de pousses restent interdites.
Même logique pour le produit du travail de son épouse : s’il dit « Konam, le produit de tes mains est interdit pour moi », l’interdit peut s’étendre aux substitutions et aux produits dérivés. S’il interdit seulement de manger ou de goûter le produit, l’extension est plus limitée lorsque la substance originelle disparaît. Pour ce qui se reproduit sans disparition de la souche, l’interdit persiste davantage.
Il dit à son épouse : « Ce que tu produiras, je ne le mangerai pas jusqu’à Pessah » : ce qu’elle produit avant Pessah peut être mangé après Pessah, puisque le temps porte sur l’acte de consommation. Mais s’il dit : « Ce que tu produiras jusqu’à Pessah, je ne le mangerai pas », les produits fabriqués avant Pessah restent interdits même après, car l’objet produit pendant la période a été lui-même visé.
Il dit : « Tu ne bénéficieras pas de moi jusqu’à Pessah si tu vas chez ton père avant Soukkot. » Si elle y va avant Pessah, l’interdit de bénéfice s’applique jusqu’à Pessah ; après Pessah, la violation éventuelle touche au respect de sa parole selon la structure du vœu. S’il dit : « Tu ne bénéficieras pas de moi jusqu’à Soukkot si tu vas chez ton père avant Pessah », et qu’elle y va avant Pessah, elle est interdite de bénéfice jusqu’à Soukkot mais peut retourner chez son père après Pessah sans prolonger la condition.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.