Ni le grand prêtre ni le nazir ne se rendent impurs pour leurs proches selon leur statut particulier, mais tous deux doivent s’occuper d’un met mitsva, un mort sans personne pour l’ensevelir. S’ils rencontrent ensemble un tel mort, Rabbi Eliezer dit que le grand prêtre doit se rendre impur plutôt que le nazir, parce que le nazir devrait ensuite apporter un sacrifice d’impureté. Les sages disent l’inverse : le nazir se rend impur, car sa sainteté est temporaire, tandis que celle du grand prêtre est permanente.
Mishnah · Nashim · Nazir
Mishnah Nazir — chapitre 7
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Voici les impuretés pour lesquelles le nazir se rase et recommence son compte : contact avec un cadavre, une quantité d’environ une olive de chair morte ou de liquéfaction du corps, une pleine cuillerée de poussière funéraire selon la définition rituelle, colonne vertébrale, crâne, membre du mort ou d’un vivant avec suffisamment de chair, demi-qav d’ossements, demi-log de sang, et les formes de contact, port ou tente qui transmettent l’impureté selon chaque catégorie. Même un os de la taille d’un grain d’orge transmet par contact ou port. Pour ces impuretés, le nazir reçoit les aspersions du troisième et du septième jour, annule les jours précédents, recommence après purification et apporte les sacrifices correspondants.
Pour d’autres impuretés plus légères ou douteuses — branches formant un abri, pierres saillantes sur des tombes, beit peras, terre des nations selon l’ancienne présomption, pierre de couverture ou appui du tombeau, certaines quantités plus petites de sang ou d’ossements, ustensiles ayant touché un mort, ou certains jours de purification du lépreux — le nazir ne se rase pas et ne perd pas les jours déjà comptés. Il se purifie selon les règles pertinentes et reprend immédiatement le compte, sans sacrifice d’impureté du nazir. Les jours d’un homme ou d’une femme atteints de flux et les jours d’isolement initial d’un lépreux peuvent, eux, compter dans le naziréat selon la distinction finale.
Rabbi Eliezer rapporte au nom de Rabbi Josué : toute impureté de mort assez forte pour obliger le nazir à se raser entraîne aussi la responsabilité de celui qui entre au sanctuaire dans cet état ; celles pour lesquelles le nazir ne se rase pas ne produiraient pas la même responsabilité selon cette règle. Rabbi Meïr objecte qu’une telle impureté ne devrait pas être plus légère que celle d’un reptile. Rabbi Aqiva avait argumenté devant Rabbi Eliezer : un os de la taille d’un grain d’orge n’impurifie pas sous une tente mais oblige le nazir à se raser lorsqu’il le touche ou le porte ; à plus forte raison, un quart de log de sang, qui peut impurifier sous une tente, devrait-il obliger le nazir à se raser. Rabbi Eliezer refuse ici le raisonnement a fortiori. Lorsque Rabbi Aqiva rapporta l’argument à Rabbi Josué, celui-ci reconnut sa logique mais répondit que la halakha reçue avait néanmoins fixé autrement la règle.
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