Celui qui dit simplement « Je suis nazir » se rase au trente-et-unième jour. S’il s’est rasé au trentième jour, il est néanmoins quitte selon l’opinion anonyme, le trentième pouvant compter comme fin de la période minimale. Celui qui a explicitement dit « Je suis nazir trente jours » et se rase le trentième n’est pas quitte : les trente jours doivent alors être complets.
Mishnah · Nashim · Nazir
Mishnah Nazir — chapitre 3
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Celui qui a pris deux naziréats se rase pour le premier au trente-et-unième jour et pour le second au soixante-et-unième. S’il s’est rasé pour le premier dès le trentième, il peut se raser pour le second au soixantième. Même s’il s’est rasé un jour plus tôt dans certaines conditions, il peut être quitte, parce que le jour trente peut compter à la fois comme fin du premier compte et début du second. Rabbi Pappias transmit précisément ce calcul.
Celui qui a dit « Je suis nazir » puis devient impur le trentième jour perd, selon l’opinion anonyme, tout le compte et recommence. Rabbi Eliezer ne lui fait perdre que sept jours correspondant à sa purification avant d’achever. Mais s’il avait dit explicitement « Je suis nazir trente jours » et devient impur au trentième, tous reconnaissent davantage la nécessité de reprendre le compte fixé.
Un naziréat de cent jours : s’il devient impur le centième jour, l’opinion anonyme lui fait perdre tout le compte ; Rabbi Eliezer ne lui fait reprendre que trente jours. S’il devient impur le cent-unième jour, l’opinion anonyme impose encore trente jours en raison du moment du rasage et des sacrifices ; Rabbi Eliezer ne lui fait perdre que sept jours.
Celui qui prend le naziréat alors qu’il se trouve déjà dans un cimetière ne commence pas son compte tant qu’il demeure dans cette impureté et n’apporte pas encore le sacrifice d’impureté du nazir, puisque le naziréat n’a pas commencé dans la pureté. S’il sort puis rentre après que le compte a pu commencer, les jours comptent et l’impureté peut entraîner le sacrifice. Rabbi Eliezer exige qu’il y ait au moins de véritables « premiers jours » déjà écoulés, en s’appuyant sur « les jours précédents seront annulés » de Nombres 6.
Quelqu’un a accompli un long naziréat hors de la terre d’Israël puis vient dans le pays. La maison de Shammaï lui impose encore trente jours de naziréat ; Hillel lui fait recommencer le naziréat dans son intégralité selon la conception antique de l’impureté des terres étrangères. On rapporte la reine Hélène : son fils partit à la guerre ; elle promit sept années de naziréat s’il revenait sain et sauf. Il revint et elle accomplit sept ans. Lorsqu’elle monta ensuite en terre d’Israël, Hillel lui fit recommencer sept ans. À la fin de cette deuxième période elle contracta une impureté et dut encore reprendre, de sorte que la tradition anonyme totalise vingt et un ans. Rabbi Yehouda ne compte que quatorze ans selon une autre analyse du cas.
Deux groupes de témoins se contredisent sur le nombre de naziréats pris par un homme : les uns disent deux, les autres cinq. Shammaï dit que le témoignage est divisé et qu’aucun nombre n’est établi. Hillel répond que cinq contient nécessairement deux : tous les témoins s’accordent au moins sur deux, et l’homme doit donc deux naziréats.
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.