Celui qui lit la Megillah dans un ordre inversé ne s’acquitte pas. Celui qui la récite entièrement de mémoire, la lit comme simple traduction araméenne ou dans une langue inadaptée au public ne s’acquitte pas. On peut toutefois la lire aux locuteurs d’une autre langue dans leur langue ; et celui qui ne connaît pas l’hébreu mais entend la lecture en hébreu s’acquitte.
Mishnah · Moed · Megillah
Mishnah Megillah — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Celui qui lit avec des interruptions, ou en somnolant, s’acquitte. Celui qui écrivait, expliquait ou corrigeait la Megillah et la lisait au passage s’acquitte s’il avait l’intention d’accomplir la mitsva. Si elle est écrite avec une substance impropre, sur papier ou parchemin non préparé selon les règles, il ne s’acquitte pas : elle doit être écrite dans l’écriture requise, sur un rouleau et à l’encre.
Un habitant d’une ville ordinaire qui se rend dans une ville fortifiée, ou l’inverse : s’il prévoit de retourner à son lieu d’origine, il lit selon son lieu ; sinon, avec les habitants du lieu où il se trouve. À partir d’où faut-il lire la Megillah ? Rabbi Meïr dit : tout le rouleau. Rabbi Yehouda : à partir de « Il y avait un homme juif ». Rabbi Yossi : à partir de « Après ces événements ».
Tous sont aptes à lire la Megillah, sauf le sourd-muet selon la catégorie juridique ancienne, la personne mentalement incapable et le mineur. Rabbi Yehouda rend le mineur apte. On ne lit pas la Megillah, on ne pratique pas la circoncision, on ne s’immerge pas rituellement et on ne fait pas certaines aspersions avant le lever du soleil ; de même pour une femme observant un jour de pureté. Si ces actes ont été accomplis dès l’aube, ils sont néanmoins valides.
Toute la journée convient à la lecture de la Megillah, au Hallel, au shofar, au lulav, à la prière de Moussaf, aux sacrifices supplémentaires, aux confessions rituelles, à l’imposition des mains, à l’abattage, au balancement, à la présentation de l’offrande, à la prise de la poignée, à la combustion sur l’autel, à la melika des oiseaux, à la réception et à l’aspersion du sang, à l’épreuve de la sota, à la cérémonie de la génisse à la nuque brisée et à la purification du lépreux.
Toute la nuit convient à la moisson de l’omer et à la combustion des graisses et membres des sacrifices restant à offrir. Règle générale : tout commandement dont le temps est le jour peut être accompli pendant toute la journée ; tout commandement dont le temps est la nuit peut être accompli pendant toute la nuit.
Passerelles
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