L’interdit de mélange textile ne concerne que la laine et le lin. De même, seuls laine et lin sont concernés par les règles des lésions dans les tissus. Les prêtres ne portent pour leur service au Temple que laine et lin. Si l’on mélange laine de chameau et laine de brebis, lorsque la laine de chameau est majoritaire, c’est permis ; lorsque la laine de brebis est majoritaire, c’est interdit ; à parts égales, interdit. Il en va de même pour un mélange de lin et de chanvre.
Mishnah · Zeraïm · Kilayim
Mishnah Kilayim — chapitre 9
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et identification botanique systématiques à poursuivre avant tout statut supérieur.
La soie et le kalakh ne relèvent pas de l’interdit des mélanges, mais peuvent être interdits en raison de l’apparence. Les coussins et matelas ne relèvent pas de l’interdit, à condition que la peau ne les touche pas directement. Il n’existe pas de port « provisoire » permis pour le shaatnez : on ne revêt pas un tissu mélangé, même par-dessus dix vêtements, même pour tromper un poste de douane.
Les linges pour les mains, pour les livres et pour se sécher ne relèvent pas de l’interdit des mélanges ; Rabbi Elazar les interdit. Les linges de barbier, en revanche, sont soumis à l’interdit.
Les linceuls d’un mort et le bât d’un âne ne relèvent pas de l’interdit des mélanges. Mais on ne placera pas le bât sur son épaule, même pour transporter du fumier.
Les marchands de vêtements peuvent porter les vêtements comme il est d’usage pour les vendre, à condition de ne pas chercher à profiter de leur chaleur au soleil ni de leur protection sous la pluie. Les plus scrupuleux les suspendent à un bâton derrière eux.
Les tailleurs peuvent coudre les vêtements comme il est d’usage, à condition de ne pas chercher à profiter de leur chaleur au soleil ni de leur protection sous la pluie. Les plus scrupuleux cousent en les posant à terre.
Les barsin, bardesin, dalmatikon et certaines chaussures dites pinon ne doivent pas être portés avant vérification. Rabbi Yossi dit que ceux provenant des régions maritimes n’ont pas besoin d’être vérifiés, car on présume qu’ils sont cousus avec du chanvre. Une chaussure de fibres végétales ne relève pas de l’interdit du shaatnez.
L’interdit du shaatnez vise la matière travaillée comme fil et tissu, ainsi qu’il est dit : « Tu ne porteras pas de shaatnez », terme compris comme désignant ce qui est peigné, filé et entrelacé. Rabbi Shimon ben Elazar ajoute une interprétation homilétique : celui qui le porte se détourne et fait dévier contre lui son Père qui est aux cieux.
Les feutres sont interdits parce que les fibres y sont travaillées ensemble. Une bordure de laine appliquée à du lin est interdite parce qu’elle forme à nouveau une structure comparable à un tissu. Rabbi Yossi dit : des cordons de pourpre peuvent être interdits parce qu’on torsade les fibres avant de les nouer. On ne noue pas une bande de laine à une bande de lin pour en faire une ceinture, même si une lanière d’un autre matériau se trouve entre elles.
Les marques textiles des tisserands et celles des blanchisseurs sont soumises à l’interdit des mélanges. Un seul point de couture ne constitue pas une liaison : il n’y a pas encore shaatnez, et celui qui le défait le sabbat est exempt. Si les deux extrémités du fil se trouvent du même côté, c’est une liaison : l’interdit s’applique, et celui qui la défait le sabbat est responsable. Rabbi Yehouda exige trois passages du fil. Le sac et le panier peuvent se combiner pour constituer un mélange interdit.
Passerelles
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