Une veuve entretenue sur les biens des orphelins leur doit le produit de son travail selon le régime ancien, mais ils ne sont pas tenus de payer son enterrement. Ceux qui héritent de sa ketouba assument les frais funéraires.
Mishnah · Nashim · Ketubot
Mishnah Ketubot — chapitre 11
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Une veuve, qu’elle ait été seulement fiancée ou mariée, peut selon l’opinion anonyme vendre des biens pour recouvrer ce qui lui est dû sans passer par le tribunal. Rabbi Shimon distingue : une veuve après mariage, qui possède aussi un droit d’entretien, peut vendre hors tribunal ; une veuve d’après simples fiançailles, sans droit à cet entretien, doit passer par le tribunal.
Une veuve a vendu, mis en gage ou donné tout ou partie de sa ketouba : selon une première opinion, elle ne vend plus le reste qu’avec contrôle du tribunal. Les sages lui permettent plusieurs ventes successives, même quatre ou cinq, et la vente pour ses besoins d’entretien peut se faire hors tribunal à condition de noter qu’elle vend pour sa subsistance. Une divorcée, qui n’a plus droit à l’entretien sur la succession, vend seulement sous contrôle du tribunal.
Une veuve dont la ketouba vaut deux cents vend un bien valant une maneh pour deux cents, ou un bien valant deux cents pour une maneh : la somme de sa ketouba est considérée comme perçue selon la responsabilité qu’elle assume dans la vente. Si sa ketouba vaut une maneh et qu’elle vend pour une maneh un bien valant une maneh plus un dinar, la vente peut être annulée pour excès, même si elle propose de rendre le dinar aux héritiers. Rabban Shimon ben Gamliel tolère l’écart tant qu’il ne reste pas une parcelle trop petite pour constituer un bien utile selon les mesures agricoles données. Si sa ketouba vaut quatre cents et qu’elle fait plusieurs ventes de cent, dont seule la dernière comporte l’erreur, seule la dernière vente est annulée.
Une évaluation judiciaire erronée d’un sixième en moins ou en plus annule la vente selon l’opinion anonyme. Rabban Shimon ben Gamliel maintient la vente et demande : sinon, quel serait le poids propre d’un acte du tribunal ? Toutefois, lorsqu’un tribunal a publié une annonce d’évaluation et organisé une vente selon la procédure publique requise, la vente peut rester valide même avec un écart beaucoup plus grand.
La mineure qui sort par mioun, une épouse interdite par parenté de second degré rabbinique et une aylonit dans une union conclue sans connaissance de son état n’ont, selon cette règle, ni ketouba, ni fruits, ni entretien, ni indemnisation ordinaire des vêtements. Si l’homme l’avait épousée dès le départ en sachant qu’elle était aylonit, elle a une ketouba. Les unions sacerdotales ou généalogiques interdites explicitement par la Torah — veuve avec grand prêtre, divorcée ou haloutsa avec prêtre ordinaire, mamzeret ou Netina avec Israélite, etc. — conservent néanmoins un droit à ketouba.
Passerelles
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