On n’enseigne pas les interdits sexuels détaillés devant trois personnes à la fois, ni le récit de la création ésotérique devant deux, ni la vision du char même à une seule personne, sauf si elle est sage et capable de comprendre par elle-même. Celui qui spéculerait sans limite sur ce qui est « au-dessus », « au-dessous », « avant » et « après » au-delà du cadre transmis aurait mieux valu qu’il ne vienne pas au monde. De même, celui qui ne respecte pas l’honneur de son Créateur est gravement réprouvé.
Mishnah · Moed · Hagigah
Mishnah Hagigah — chapitre 2
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
Yossi ben Yoezer disait qu’on ne pose pas les mains sur le sacrifice le jour de fête ; Yossi ben Yohanan disait qu’on les pose. Yehoshua ben Perahia disait non, Nittai l’Arbélite oui. Yehouda ben Tabbai disait non, Shimon ben Shetah oui. Shemaya disait oui, Avtalion non. Hillel et Menahem ne furent d’abord pas en désaccord ; Menahem sortit et Shammaï entra. Shammaï dit non, Hillel oui. Dans ces paires, les premiers étaient présidents du Sanhédrin et les seconds chefs du tribunal.
La maison de Shammaï dit : le jour de fête, on peut apporter des sacrifices de paix sans poser les mains sur eux, mais non des holocaustes. La maison de Hillel dit : on peut apporter sacrifices de paix et holocaustes et poser les mains sur eux.
Lorsque Shavouot tombe un vendredi, la maison de Shammaï dit que le jour d’abattage complémentaire est après le sabbat. La maison de Hillel dit qu’il n’y a pas de jour complémentaire après le sabbat dans ce cas. Tous reconnaissent que si Shavouot tombe le sabbat, le jour complémentaire est après le sabbat. Ce jour-là, le grand prêtre ne porte pas ses vêtements d’apparat et on permet éloge funèbre et jeûne, afin de ne pas confirmer la position de ceux qui affirmaient que Shavouot devait toujours tomber après le sabbat.
Pour les aliments profanes, la seconde dîme et la terouma, le lavage des mains suffit selon les distinctions établies. Pour manger des choses consacrées, une immersion est requise. Pour les eaux de purification de la vache rousse, si les mains sont devenues impures, la personne est traitée avec une rigueur encore supérieure.
Celui qui s’immerge avec l’intention d’atteindre le niveau de pureté requis pour les aliments profanes n’est pas automatiquement apte à la seconde dîme. Celui qui s’immerge pour la seconde dîme n’est pas automatiquement apte à la terouma ; pour la terouma, pas automatiquement aux choses consacrées ; pour les choses consacrées, pas automatiquement aux eaux de purification. Une immersion avec intention pour un niveau supérieur vaut pour les niveaux inférieurs. Celui qui s’immerge sans intention spécifique est considéré, pour ces degrés, comme n’ayant pas accompli l’immersion requise.
Les vêtements d’un am haarets sont considérés comme support d’impureté pour les peroushim ; ceux des peroushim comme support d’impureté pour ceux qui mangent la terouma ; ceux de ces derniers pour les choses consacrées ; ceux qui manipulent les choses consacrées pour les eaux de purification. Même Yosef ben Yoezer, réputé très scrupuleux parmi les prêtres, avait un linge considéré comme insuffisamment pur pour les choses consacrées ; Yohanan ben Gudgeda, qui mangeait toute sa vie avec le degré de pureté des choses saintes, avait un linge encore insuffisant pour les eaux de purification.
Passerelles
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