Rabbi Yehoshoua et Rabbi Tsadoq témoignèrent que, si l’agneau destiné au rachat du premier-né de l’âne meurt avant d’être remis, le prêtre n’a aucun droit sur lui. Rabbi Éliézer estimait que le propriétaire reste responsable de ce rachat comme des cinq sela du rachat d’un fils premier-né ; les sages l’assimilent plutôt au rachat de la seconde dîme, dont la perte n’entraîne pas la même responsabilité personnelle.
Mishnah · Nezikin · Eduyot
Mishnah Eduyot — chapitre 7
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Provenance : texte hébreu de la Mishnah via Wikisource hébraïque, copie figée le 19 septembre 2026. Aucune traduction moderne n’a servi de pivot.
Rabbi Tsadoq témoigna que la saumure provenant de sauterelles impures est pure. L’ancienne Mishnah enseignait déjà que des sauterelles impures conservées avec des sauterelles pures ne rendent pas leur saumure interdite.
Rabbi Tsadoq témoigna qu’une eau courante qui devient majoritaire par rapport à de l’eau goutte à goutte reste valable pour les usages rituels concernés. Un cas s’était produit à Birat HaPilya et les sages l’avaient déclaré valable.
Rabbi Tsadoq témoigna aussi qu’une eau courante dont le flux avait été guidé par une feuille de noyer reste valable. Un cas s’était produit à Ohalya et la Chambre de pierre taillée l’avait déclaré valable.
Rabbi Yehoshoua et Rabbi Yaqim de Hadar témoignèrent qu’un récipient d’eau lustrale posé sur un reptile impur devient impur, contrairement à Rabbi Éliézer qui le déclarait pur. Rabbi Pappias témoigna qu’un nazir ayant fait vœu de deux périodes de naziréat, s’il se rase pour la première au trentième jour, peut se raser pour la seconde au soixantième ; même au cinquante-neuvième jour il est quitte, car le trentième jour compte aussi dans la seconde période.
Rabbi Yehoshoua et Rabbi Pappias témoignèrent que le petit né d’un animal offert comme sacrifice de paix peut lui-même être offert comme sacrifice de paix. Rabbi Éliézer disait qu’un tel petit ne devait pas être offert. Rabbi Pappias rapporta comme preuve qu’une vache de leur famille avait été offerte en sacrifice de paix à Pessa’h et que son petit avait ensuite été consommé comme sacrifice de paix lors de la fête suivante.
Ils témoignèrent aussi que les longues planches utilisées par les boulangers sont susceptibles d’impureté, contrairement à Rabbi Éliézer. Ils déclarèrent impur un four découpé en anneaux séparés par du sable, là où Rabbi Éliézer le déclarait pur. Ils témoignèrent qu’on peut intercaler l’année pendant tout le mois d’Adar, alors qu’on avait dit jusqu’à Pourim seulement, et qu’on peut décider l’intercalation sous condition. On raconte que Rabban Gamliel, parti demander une autorisation à un gouverneur en Syrie et retardé, vit l’année intercalée à condition qu’il l’accepte ; à son retour, il accepta et l’année fut considérée intercalée.
Menahem ben Signaï témoigna que l’appendice du chaudron utilisé par les préparateurs d’olives est impur, tandis que celui des teinturiers est pur. Une tradition antérieure enseignait l’inverse.
Rabbi Nehounia ben Goudgada témoigna qu’une femme sourde-muette mariée par son père peut sortir du mariage par un get ; qu’une jeune fille israélite mineure mariée à un prêtre mange de la terouma et que, si elle meurt, son mari hérite d’elle ; qu’un homme ayant incorporé une poutre volée dans un grand bâtiment peut en payer la valeur plutôt que démolir l’édifice ; et qu’un sacrifice pour le péché volé dont le vol n’était pas connu du public peut néanmoins procurer l’expiation, afin de préserver le fonctionnement de l’autel.
Passerelles
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