Celui qui achète des fruits à une personne qui n’est pas digne de confiance quant aux dîmes, oublie de les dîmer puis l’interroge pendant le shabbat, peut manger sur sa parole. Dès la sortie du shabbat, il ne mange plus avant d’avoir prélevé la dîme. S’il ne retrouve pas le vendeur et qu’une autre personne non digne de confiance quant aux dîmes lui dit : « Ils ont été dîmés », il peut manger sur sa parole ; à la sortie du shabbat, il ne mange plus avant d’avoir prélevé la dîme. Si la teroumat maasser prélevée d’un demai est retombée dans le lot d’où elle avait été prise, Rabbi Shimon Shezouri dit : même en semaine, il peut interroger le vendeur et manger sur sa parole.
Mishnah · Zeraïm · Demai
Mishnah Demai — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Celui qui, par un vœu, oblige son prochain à venir manger chez lui, alors que ce dernier ne lui fait pas confiance quant aux dîmes, peut manger avec lui le premier shabbat, malgré cette défiance, à condition que l’hôte lui dise que les produits ont été dîmés. Au deuxième shabbat, même si le vœu lui interdit autrement de tirer profit de lui, il ne mange pas avant d’avoir prélevé la dîme.
Rabbi Eliézer dit : il n’est pas nécessaire de désigner par son nom la dîme des pauvres provenant du demai. Les sages disent : il doit la désigner, mais n’a pas besoin de la séparer matériellement.
Celui qui a désigné la teroumat maasser d’un demai ou la dîme des pauvres d’un produit certainement soumis à la dîme ne les prélève pas matériellement pendant le shabbat. Mais si un prêtre ou un pauvre a l’habitude de manger chez lui, ils peuvent venir et manger, à condition qu’il les informe.
Celui qui dit à une personne non digne de confiance quant aux dîmes : « Achète-moi chez quelqu’un qui est digne de confiance et qui prélève les dîmes », ne peut se fier à elle. S’il dit : « Achète-moi chez telle personne », elle est digne de confiance pour cette mission. Si elle revient en disant : « Je ne l’ai pas trouvée et j’ai acheté pour toi chez quelqu’un d’autre qui est digne de confiance », elle n’est pas crue.
Celui qui entre dans une ville où il ne connaît personne demande : « Qui ici est digne de confiance ? Qui ici prélève les dîmes ? » Si quelqu’un lui répond : « Moi », il n’est pas cru. S’il lui dit : « Untel est digne de confiance », il est cru. Il va acheter chez cet homme puis lui demande : « Qui ici vend des produits anciens ? » Si celui-ci lui répond : « Celui qui t’a envoyé chez moi », tous deux sont crus, bien qu’ils paraissent se rendre mutuellement service par leur témoignage.
Des conducteurs d’ânes entrent dans une ville. Si l’un dit : « Ma marchandise est nouvelle et celle de mon compagnon est ancienne », ou : « La mienne n’est pas régularisée et celle de mon compagnon l’est », ils ne sont pas crus. Rabbi Yehouda dit : ils sont crus.
Passerelles
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