Voici les désaccords entre la maison de Shammaï et la maison de Hillel au sujet du repas. La maison de Shammaï dit : on prononce d’abord la bénédiction sur le jour, puis celle sur le vin. La maison de Hillel dit : on prononce d’abord la bénédiction sur le vin, puis celle sur le jour.
Mishnah · Zeraïm · Berakhot
Mishnah Berakhot — chapitre 8
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
La maison de Shammaï dit : on se lave les mains, puis on mélange la coupe. La maison de Hillel dit : on mélange la coupe, puis on se lave les mains.
La maison de Shammaï dit : on s’essuie les mains avec la serviette et on la pose sur la table. La maison de Hillel dit : on la pose sur le coussin.
La maison de Shammaï dit : on balaie la pièce, puis on se lave les mains. La maison de Hillel dit : on se lave les mains, puis on balaie la pièce.
La maison de Shammaï donne l’ordre suivant : lumière, nourriture, parfums, séparation. La maison de Hillel : lumière, parfums, nourriture, séparation. La maison de Shammaï dit : « qui as créé la lumière du feu ». La maison de Hillel dit : « qui crées les lumières du feu ».
On ne prononce de bénédiction ni sur la lampe ni sur les parfums des idolâtres, ni sur la lampe ni sur les parfums destinés aux morts, ni sur la lampe ni sur les parfums placés devant un culte idolâtre. On ne prononce la bénédiction sur une lampe qu’à partir du moment où l’on peut tirer profit de sa lumière.
Celui qui a mangé, a oublié et n’a pas prononcé la bénédiction après le repas : la maison de Shammaï dit qu’il retourne à l’endroit où il a mangé et bénisse ; la maison de Hillel dit qu’il bénisse à l’endroit où il s’en est souvenu. Jusqu’à quand peut-il bénir ? Tant que la nourriture contenue dans ses entrailles n’est pas digérée.
Si on leur apporte du vin après le repas et qu’il n’y a qu’une seule coupe, la maison de Shammaï dit : on prononce la bénédiction sur le vin, puis la bénédiction après le repas. La maison de Hillel dit : on prononce la bénédiction après le repas, puis la bénédiction sur le vin. On répond « Amen » après un Israélite qui prononce une bénédiction ; on ne répond pas « Amen » après un Samaritain qui prononce une bénédiction, à moins d’avoir entendu la bénédiction tout entière.
Passerelles
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