Trois personnes qui ont mangé ensemble sont tenues de faire l’invitation commune à la bénédiction. Celui qui a mangé du demaï, ou de la première dîme dont le prélèvement sacerdotal a été retiré, ou de la seconde dîme ou d’un bien consacré qui ont été rachetés ; de même le serviteur de table qui a mangé le volume d’une olive et le Samaritain peuvent être comptés pour l’invitation. Mais celui qui a mangé du produit non titré, ou de la première dîme dont le prélèvement sacerdotal n’a pas été retiré, ou de la seconde dîme ou d’un bien consacré qui n’ont pas été rachetés ; de même le serviteur de table qui a mangé moins que le volume d’une olive et l’étranger non juif ne peuvent être comptés pour l’invitation.
Mishnah · Zeraïm · Berakhot
Mishnah Berakhot — chapitre 7
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
Les femmes, les esclaves et les mineurs ne sont pas comptés pour cette invitation. À partir de quelle quantité de nourriture invite-t-on ? À partir du volume d’une olive. Rabbi Juda dit : à partir du volume d’un œuf.
Comment formule-t-on l’invitation ? À trois, il dit : « Bénissons. » S’ils sont trois en plus de lui, il dit : « Bénissez. » À dix, il dit : « Bénissons notre Dieu. » S’ils sont dix en plus de lui, il dit : « Bénissez. » Il en va de même qu’ils soient dix ou dix myriades. À cent, il dit : « Bénissons le SEIGNEUR notre Dieu » ; s’ils sont cent en plus de lui : « Bénissez. » À mille : « Bénissons le SEIGNEUR notre Dieu, Dieu d’Israël » ; s’ils sont mille en plus de lui : « Bénissez. » À dix mille, il dit : « Bénissons le SEIGNEUR notre Dieu, Dieu d’Israël, Dieu des armées, qui siège sur les chérubins, pour la nourriture que nous avons mangée. » S’ils sont dix mille en plus de lui : « Bénissez. » Selon la formule qu’il emploie, ils répondent : « Béni soit le SEIGNEUR notre Dieu, Dieu d’Israël, Dieu des armées, qui siège sur les chérubins, pour la nourriture que nous avons mangée. » Rabbi Yossé le Galiléen dit : la bénédiction varie selon la multitude de l’assemblée, puisqu’il est dit : « Dans les assemblées, bénissez Dieu, le SEIGNEUR, depuis la source d’Israël. » Rabbi Aqiva dit : que trouvons-nous à la synagogue ? Qu’ils soient nombreux ou peu nombreux, on dit : « Bénissez le SEIGNEUR. » Rabbi Ishmaël dit : « Bénissez le SEIGNEUR, le Béni. »
Trois personnes qui ont mangé ensemble ne sont pas autorisées à se séparer ; de même quatre et de même cinq. Six peuvent se diviser, et ainsi jusqu’à dix. Dix ne peuvent pas se diviser avant d’être vingt.
Deux groupes qui mangent dans une même maison : si certains membres de l’un peuvent voir certains membres de l’autre, ils s’unissent pour l’invitation commune ; sinon, chaque groupe fait son invitation pour lui-même. On ne prononce pas la bénédiction sur le vin avant d’y avoir ajouté de l’eau : paroles de Rabbi Eliézer. Les sages disent : on prononce la bénédiction.
Passerelles
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