Comment prononce-t-on les bénédictions sur les fruits ? Sur les fruits de l’arbre, on dit : « qui crées le fruit de l’arbre », sauf pour le vin : sur le vin, on dit « qui crées le fruit de la vigne ». Sur les produits de la terre, on dit : « qui crées le fruit de la terre », sauf pour le pain : sur le pain, on dit « qui fais sortir le pain de la terre ». Sur les légumes, on dit : « qui crées le fruit de la terre ». Rabbi Juda dit : « qui crées les espèces d’herbes ».
Mishnah · Zeraïm · Berakhot
Mishnah Berakhot — chapitre 6
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
S’il a béni des fruits de l’arbre par « qui crées le fruit de la terre », il s’est acquitté. Mais s’il a béni des produits de la terre par « qui crées le fruit de l’arbre », il ne s’est pas acquitté. Pour tous les aliments, s’il a dit : « par qui tout est venu à l’existence », il s’est acquitté.
Sur ce dont la croissance ne vient pas de la terre, on dit : « par qui tout est venu à l’existence ». Sur le vinaigre, les fruits tombés et les sauterelles, on dit : « par qui tout est venu à l’existence ». Sur le lait, le fromage et les œufs, on dit : « par qui tout est venu à l’existence ». Rabbi Juda dit : sur tout ce qui appartient à une espèce issue d’une malédiction, on ne prononce pas de bénédiction.
S’il a devant lui plusieurs espèces, Rabbi Juda dit : s’il s’en trouve une des sept espèces, il prononce d’abord la bénédiction sur elle. Les sages disent : il prononce la bénédiction sur celle qu’il veut.
S’il a prononcé la bénédiction sur le vin servi avant le repas, il dispense le vin servi après le repas. S’il a prononcé la bénédiction sur l’accompagnement servi avant le repas, il dispense l’accompagnement servi après le repas. S’il a prononcé la bénédiction sur le pain, il dispense l’accompagnement ; sur l’accompagnement, il ne dispense pas le pain. La maison de Shammaï dit : il ne dispense même pas un plat cuit.
S’ils étaient simplement assis pour manger, chacun prononce la bénédiction pour lui-même. S’ils se sont installés ensemble pour le repas, un seul prononce la bénédiction pour tous. Si du vin leur est apporté pendant le repas, chacun prononce la bénédiction pour lui-même ; après le repas, un seul la prononce pour tous. C’est aussi lui qui prononce la bénédiction sur le parfum brûlé, bien qu’on n’apporte ce parfum qu’après le repas.
Si on lui apporte d’abord un aliment salé accompagné de pain, il prononce la bénédiction sur l’aliment salé et dispense le pain, car le pain lui est secondaire. Voici la règle : chaque fois qu’il y a un aliment principal accompagné d’un aliment secondaire, on prononce la bénédiction sur le principal et l’on dispense le secondaire.
S’il a mangé des figues, des raisins ou des grenades, il prononce après eux trois bénédictions : paroles de Rabban Gamliel. Les sages disent : une seule bénédiction qui résume les trois. Rabbi Aqiva dit : même s’il a mangé des légumes cuits et qu’ils constituent son repas, il prononce ensuite les trois bénédictions. Celui qui boit de l’eau pour étancher sa soif dit : « par Sa parole tout est venu à l’existence ». Rabbi Tarfon dit : « qui crées de nombreuses vies ».
Passerelles
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