On ne se tient pour prier qu’avec gravité. Les premiers hommes pieux attendaient une heure, puis priaient, afin de diriger leur cœur vers le Lieu. Même si le roi lui adresse son salut, il ne lui répond pas ; même si un serpent est enroulé autour de son talon, il ne s’interrompt pas.
Mishnah · Zeraïm · Berakhot
Mishnah Berakhot — chapitre 5
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
On mentionne la puissance des pluies dans la bénédiction de la résurrection des morts ; on demande les pluies dans la bénédiction des années ; et on insère la séparation entre le sacré et le profane dans la bénédiction « qui accordes la connaissance ». Rabbi Aqiva dit : on en fait une quatrième bénédiction séparée. Rabbi Eliézer dit : on l’insère dans l’action de grâce.
Celui qui dit : « Que Ta miséricorde atteigne le nid de l’oiseau », ou : « Que Ton nom soit rappelé pour le bien », ou qui répète « Nous Te rendons grâce, nous Te rendons grâce », on le fait taire. Si celui qui passe devant l’arche pour conduire la prière se trompe, qu’un autre passe à sa place ; à ce moment-là, celui-ci ne doit pas refuser. À partir d’où reprend-il ? Du début de la bénédiction dans laquelle le premier s’est trompé.
Celui qui passe devant l’arche ne répond pas « Amen » après les prêtres, de peur de se troubler. S’il n’y a là aucun autre prêtre que lui, il ne lève pas les mains pour bénir. Mais s’il est assuré de pouvoir lever les mains puis reprendre sa prière, il en a le droit.
Celui qui prie et se trompe : c’est pour lui un mauvais signe. S’il est délégué de la communauté, c’est un mauvais signe pour ceux qui l’ont envoyé, car le délégué d’une personne est comme elle-même. On disait de Rabbi Hanina ben Dosa que, lorsqu’il priait pour les malades, il disait : « Celui-ci vivra, celui-là mourra. » On lui demanda : « Comment le sais-tu ? » Il répondit : « Si ma prière coule aisément dans ma bouche, je sais qu’elle est accueillie ; sinon, je sais qu’elle est repoussée. »
Passerelles
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