Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
S0 · édition évolutive7 mishnayotHébreu · français
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. La collation critique systématique avec Kaufmann A50, Parme et les éditions savantes reste à effectuer avant tout statut supérieur.
La prière du matin peut être dite jusqu’à midi. Rabbi Juda dit : jusqu’à la quatrième heure. La prière de Minha peut être dite jusqu’au soir. Rabbi Juda dit : jusqu’au plag de Minha. La prière du soir n’a pas de terme fixe. La prière supplémentaire peut être dite toute la journée. Rabbi Juda dit : jusqu’à la septième heure.
Note philologique. plag ha-minha est un terme technique : le point séparant la dernière partie de l’après-midi selon le calcul rabbinique. Il est conservé plutôt que remplacé par une heure moderne artificielle.
Rabbi Nehounia ben HaQana prononçait une courte prière lorsqu’il entrait dans la maison d’étude et lorsqu’il en sortait. On lui demanda : « Quelle place y a-t-il pour cette prière ? » Il répondit : « À mon entrée, je prie pour qu’aucune faute ne survienne par ma main ; à ma sortie, je rends grâce pour la part qui m’est échue. »
Rabban Gamliel dit : chaque jour, l’être humain prie les Dix-huit bénédictions. Rabbi Josué dit : une forme abrégée des Dix-huit. Rabbi Aqiva dit : si sa prière est courante dans sa bouche, qu’il prie les Dix-huit ; sinon, une forme abrégée des Dix-huit.
Rabbi Eliézer dit : celui qui fait de sa prière une obligation routinière, sa prière n’est pas une supplication. Rabbi Josué dit : celui qui marche dans un lieu dangereux prononce une courte prière : « Sauve, SEIGNEUR, Ton peuple, le reste d’Israël ; à chaque passage périlleux, que leurs besoins soient devant Toi. Béni sois-Tu, SEIGNEUR, qui écoutes la prière. »
Note philologique. La formule be-khol parashat ha-ibbur est difficile. La traduction « à chaque passage périlleux » rend le contexte de voyage dangereux sans prétendre résoudre définitivement l’expression ; une collation/commentaire critique est requis.
S’il chevauche un âne, qu’il descende. S’il ne peut pas descendre, qu’il tourne son visage ; s’il ne peut pas tourner son visage, qu’il dirige son cœur vers la maison du Saint des saints.
Rabbi Elazar ben Azaria dit : on ne prie la prière supplémentaire qu’avec l’assemblée de la ville. Les sages disent : avec l’assemblée de la ville ou sans elle. Rabbi Juda dit en son nom : partout où il y a une assemblée de la ville, l’individu est dispensé de la prière supplémentaire.
Note philologique. hever ir peut désigner l’assemblée organisée de la ville. Le débat concerne le rapport entre la prière de Moussaf communautaire et l’obligation individuelle.