Celui qui transporte des jarres de vin d’un lieu à un autre le jour de fête ne les transporte pas dans une grande corbeille ou un panier de charge comme les jours ordinaires ; il les porte sur l’épaule ou devant lui avec une modification visible. De même pour la paille : on ne porte pas le panier dans le dos comme un fardeau ordinaire mais à la main. On peut commencer à utiliser un tas de paille préparé, mais non des bois laissés à l’écart dans un mouqtseh.
Mishnah · Moed · Beitzah
Mishnah Beitzah — chapitre 4
Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.
Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.
On ne retire pas du bois constituant la structure même d’une soukka, sauf des pièces qui lui sont seulement adjacentes et n’en font pas partie. On peut apporter du bois du champ lorsqu’il a été rassemblé, et d’un karpef même s’il est dispersé. Rabbi Yehouda définit le karpef comme un espace proche de la ville. Rabbi Yossi dit : tout espace fermé par une porte peut être considéré comme karpef, même s’il se trouve dans la limite sabbatique et n’est pas immédiatement voisin de la ville.
On ne fend pas du bois à partir de grosses poutres destinées à la construction, ni d’une poutre qui s’est cassée pendant la fête. On ne fend pas non plus avec une hache, une scie ou une faucille, mais seulement avec un couperet, modification appropriée au jour de fête. Si une maison remplie de fruits s’est effondrée ou s’est ouverte, on peut prendre les fruits par l’ouverture existante. Rabbi Meïr permet même de créer l’ouverture nécessaire lorsqu’il s’agit d’une fermeture provisoire selon le cas qu’il envisage.
On ne creuse ni ne façonne l’ouverture d’une lampe en argile le jour de fête, car on fabriquerait un ustensile. On ne fabrique pas de charbon et on ne coupe pas une mèche en deux. Rabbi Yehouda permet de placer la mèche dans deux lampes puis de la brûler au milieu, de sorte qu’elle se divise par le feu pour les deux usages.
On ne casse pas un tesson ni ne découpe du papier pour en faire un support servant à rôtir un poisson salé. On ne racle pas complètement four ou foyer comme un travail de réparation, mais on peut tasser ou arranger ce qui gêne la cuisson. On ne place pas deux tonneaux côte à côte pour poser une marmite dessus d’une manière qui ressemble à la construction d’un foyer. On ne cale pas une marmite ni une porte avec un morceau de bois destiné au combustible. On ne conduit pas un animal avec un bâton le jour de fête, afin de ne pas donner l’apparence d’un transport au marché ; Rabbi Elazar fils de Rabbi Shimon le permet.
Rabbi Eliezer dit qu’une personne peut prendre devant elle une petite brindille pour se curer les dents. Elle peut également ramasser dans sa cour des petits morceaux de bois pour allumer, car tout ce qui se trouve dans la cour est considéré comme préparé. Les sages limitent le ramassage aux morceaux immédiatement devant la personne.
On ne crée pas un feu nouveau le jour de fête en frottant du bois, des pierres, de la terre ou en utilisant un procédé produisant le feu à partir de l’eau ; on utilise un feu déjà existant. On ne chauffe pas non plus des tuiles neuves dans le but de les préparer à la cuisson. Rabbi Eliezer dit encore qu’à la veille du sabbat pendant l’année sabbatique une personne peut se tenir devant un dépôt de fruits et dire : « C’est d’ici que je mangerai demain. » Les sages exigent qu’elle marque précisément la portion destinée à cet usage.
Passerelles
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