Mishnah · Moed · Beitzah

Mishnah Beitzah — chapitre 5

Texte hébreu et traduction française originale, unité par unité.

S0 · édition évolutive7 mishnayotHébreu · français

Texte de base : Torat Emet 357, domaine public via Sefaria. Collation critique et annotation à poursuivre avant tout statut supérieur.

Beitzah 5,1
מַשִּׁילִין פֵּרוֹת דֶּרֶךְ אֲרֻבָּה בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל לֹא בְשַׁבָּת, וּמְכַסִּים פֵּרוֹת בְּכֵלִים מִפְּנֵי הַדֶּלֶף, וְכֵן כַּדֵּי יַיִן וְכַדֵּי שֶׁמֶן. וְנוֹתְנִין כְּלִי תַּחַת הַדֶּלֶף בְּשַׁבָּת:

On peut faire descendre des fruits par une ouverture de toit le jour de fête pour les protéger de la pluie, mais non le sabbat. On peut couvrir les fruits avec des récipients pour les protéger d’une fuite, de même les jarres de vin ou d’huile. Le sabbat aussi, on peut placer un récipient sous une fuite pour recueillir l’eau.

Beitzah 5,2
כֹּל שֶׁחַיָּבִין עָלָיו מִשּׁוּם שְׁבוּת, מִשּׁוּם רְשׁוּת, מִשּׁוּם מִצְוָה, בְּשַׁבָּת, חַיָּבִין עָלָיו בְּיוֹם טוֹב. וְאֵלּוּ הֵן מִשּׁוּם שְׁבוּת, לֹא עוֹלִין בָּאִילָן, וְלֹא רוֹכְבִין עַל גַּבֵּי בְהֵמָה, וְלֹא שָׁטִין עַל פְּנֵי הַמַּיִם, וְלֹא מְטַפְּחִין, וְלֹא מְסַפְּקִין, וְלֹא מְרַקְּדִין. וְאֵלּוּ הֵן מִשּׁוּם רְשׁוּת, לֹא דָנִין, וְלֹא מְקַדְּשִׁין, וְלֹא חוֹלְצִין, וְלֹא מְיַבְּמִין. וְאֵלּוּ הֵן מִשּׁוּם מִצְוָה, לֹא מַקְדִּישִׁין, וְלֹא מַעֲרִיכִין, וְלֹא מַחֲרִימִין, וְלֹא מַגְבִּיהִין תְּרוּמָה וּמַעֲשֵׂר. כָּל אֵלּוּ בְּיוֹם טוֹב אָמְרוּ, קַל וָחֹמֶר בְּשַׁבָּת. אֵין בֵּין יוֹם טוֹב לְשַׁבָּת אֶלָּא אֹכֶל נֶפֶשׁ בִּלְבָד:

Tous les actes interdits le sabbat comme shevout, comme activité facultative réglementée ou même comme activité de mitsva interdite par décret rabbinique sont également interdits le jour de fête. Parmi les shevout : monter à un arbre, chevaucher un animal, nager, frapper des mains, se frapper la cuisse en rythme ou danser. Parmi les actes facultatifs : rendre un jugement, célébrer des fiançailles, accomplir la halitsa ou le yibbum. Parmi les actes de mitsva : consacrer des biens, faire une évaluation votive, vouer par herem ou prélever terouma et dîme. Tous ces actes sont donc interdits le jour de fête, à plus forte raison le sabbat. La différence fondamentale énoncée ici entre jour de fête et sabbat concerne la préparation de nourriture.

Note philologique. La Mishnah formule ici de manière particulièrement nette la différence entre sabbat et jour de fête : la préparation de nourriture.
Beitzah 5,3
הַבְּהֵמָה וְהַכֵּלִים כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים. הַמּוֹסֵר בְּהֶמְתּוֹ לִבְנוֹ אוֹ לְרוֹעֶה, הֲרֵי אֵלּוּ כְרַגְלֵי הַבְּעָלִים. כֵּלִים הַמְיֻחָדִין לְאַחַד מִן הָאַחִין שֶׁבַּבַּיִת, הֲרֵי אֵלּוּ כְרַגְלָיו. וְשֶׁאֵין מְיֻחָדִין, הֲרֵי אֵלּוּ כִמְקוֹם שֶׁהוֹלְכִין:

Les animaux et objets suivent la limite sabbatique de leurs propriétaires. Celui qui remet son animal à son fils ou à un berger ne lui donne pas pour autant une nouvelle limite : l’animal conserve celle du propriétaire. Les objets réservés personnellement à l’un des frères d’une maison suivent sa limite ; les objets communs suivent la zone accessible à tous leurs copropriétaires.

Beitzah 5,4
הַשּׁוֹאֵל כְּלִי מֵחֲבֵרוֹ מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, כְּרַגְלֵי הַשּׁוֹאֵל. בְּיוֹם טוֹב, כְּרַגְלֵי הַמַּשְׁאִיל. הָאִשָּׁה שֶׁשָּׁאֲלָה מֵחֲבֶרְתָּהּ תְּבָלִין וּמַיִם וּמֶלַח לְעִסָּתָהּ, הֲרֵי אֵלּוּ כְרַגְלֵי שְׁתֵּיהֶן. רַבִּי יְהוּדָה פוֹטֵר בְּמַיִם, מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהֶן מַמָּשׁ:

Celui qui emprunte un objet avant le jour de fête le fait suivre sa propre limite ; s’il l’emprunte seulement pendant la fête, l’objet conserve la limite du prêteur. Une femme emprunte à une autre épices, eau et sel pour sa pâte : le produit final est limité par les déplacements permis aux deux femmes, puisque les ingrédients appartiennent aux deux. Rabbi Yehouda exempte l’eau de cette association lorsqu’elle n’a pas de substance indépendante perceptible dans le mélange.

Beitzah 5,5
הַגַּחֶלֶת כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים, וְשַׁלְהֶבֶת בְּכָל מָקוֹם. גַּחֶלֶת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ מוֹעֲלִין בָּהּ, וְשַׁלְהֶבֶת לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. הַמּוֹצִיא גַחֶלֶת לִרְשׁוּת הָרַבִּים, חַיָּב. וְשַׁלְהֶבֶת, פָּטוּר. בּוֹר שֶׁל יָחִיד, כְּרַגְלֵי הַיָּחִיד. וְשֶׁל אַנְשֵׁי אוֹתָהּ הָעִיר, כְּרַגְלֵי אַנְשֵׁי אוֹתָהּ הָעִיר. וְשֶׁל עוֹלֵי בָבֶל, כְּרַגְלֵי הַמְמַלֵּא:

Une braise suit la limite de son propriétaire ; la flamme, considérée comme sans substance autonome, peut être transmise plus largement. Une braise consacrée est soumise à la meïla ; une flamme consacrée ne doit pas être utilisée mais n’entraîne pas la même meïla. Celui qui transporte une braise dans le domaine public le sabbat peut être responsable ; pour une flamme seule, il est exempt selon cette distinction. L’eau d’un puits privé suit son propriétaire ; celle du puits d’une ville suit les habitants de cette ville ; celle d’un puits destiné aux pèlerins montant de Babylone suit la personne qui la puise.

Beitzah 5,6
מִי שֶׁהָיוּ פֵרוֹתָיו בְּעִיר אַחֶרֶת, וְעֵרְבוּ בְנֵי אוֹתָהּ הָעִיר לְהָבִיא אֶצְלוֹ מִפֵּרוֹתָיו, לֹא יָבִיאוּ לוֹ. וְאִם עֵרַב הוּא, פֵּרוֹתָיו כָּמוֹהוּ:

Une personne possède des fruits dans une autre ville. Si les habitants de cette ville ont établi un erouv de limites pour pouvoir venir chez elle, ils ne peuvent pas pour autant transporter ses fruits hors de la limite du propriétaire. Si le propriétaire lui-même a fait un erouv qui lui permet ce déplacement, ses fruits suivent sa nouvelle limite.

Beitzah 5,7
מִי שֶׁזִּמֵּן אֶצְלוֹ אוֹרְחִים, לֹא יוֹלִיכוּ בְיָדָם מָנוֹת, אֶלָּא אִם כֵּן זִכָּה לָהֶם מָנוֹתֵיהֶם מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב. אֵין מַשְׁקִין וְשׁוֹחֲטִין אֶת הַמִּדְבָּרִיּוֹת, אֲבָל מַשְׁקִין וְשׁוֹחֲטִין אֶת הַבַּיָתוֹת. אֵלּוּ הֵן בַּיָתוֹת, הַלָּנוֹת בָּעִיר. מִדְבָּרִיּוֹת, הַלָּנוֹת בָּאֲפָר:

Celui qui invite des convives ne leur permet pas d’emporter chez eux les portions reçues au-delà de sa propre limite, sauf s’il leur avait fait acquérir ces portions avant le jour de fête. On ne donne pas à boire puis n’abat pas les animaux dits « du désert », qui restent dehors et ne sont pas considérés comme préparés pour l’usage domestique. On peut donner à boire et abattre les animaux domestiques. Sont « domestiques » ceux qui passent la nuit dans la ville ; « du désert », ceux qui passent la nuit dans les pâturages.

Passerelles

Pour situer, approfondir ou revenir au texte.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage