Tobie
IntroductionTobie 5
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Tobie répondit : « Père, tout ce que tu m’as commandé, je le ferai.
« Mais comment récupérer l’argent ? Il ne me connaît pas ; je ne le connais pas. Quel signe lui montrer ? Comment me croira-t-il ? Et je ne connais même pas les routes de Médie. »
Tobit répondit : « Nous avons échangé un acte, puis nous l’avons partagé : chacun en a gardé une moitié. Voilà vingt ans que l’argent est en dépôt. Maintenant, cherche un homme sûr pour voyager avec toi. Nous le paierons. Et toi, récupère l’argent. »
Tobie sortit chercher un guide pour la Médie. Et voici Raphaël, l’ange, debout devant lui. Mais Tobie ne savait pas qu’il était un ange de Dieu.
« D’où viens-tu, jeune homme ?» — « Je suis des fils d’Israël, de tes frères. Je suis venu ici pour travailler. » — « Connais-tu la route de Médie ?»
« Oui, je connais la Médie et toutes ses routes. J’ai même séjourné chez Gabaël, notre parent, à Rages. Deux jours séparent Ecbatane de Rages : Rages est dans les montagnes, Ecbatane dans la plaine. »
« Attends-moi ici. Je vais prévenir mon père. J’ai besoin que tu viennes avec moi ; je te paierai. »
« Je reste. Mais ne tarde pas. »
Tobie rentra : « Père, j’ai trouvé un homme de nos frères, un fils d’Israël. » Tobit répondit : « Fais-le venir. Je veux connaître sa famille, sa tribu, et savoir s’il est fiable pour voyager avec toi. »
Raphaël entra. « Joie à toi !» — « Quelle joie me reste-t-il ? Je ne vois plus la lumière du ciel. Vivant, je suis comme parmi les morts : j’entends les hommes, mais je ne les vois pas. » Raphaël répondit : « Courage ! Le temps de la guérison de Dieu est proche. » Puis Tobit demanda : « Peux-tu conduire mon fils en Médie ?» — « Oui. J’en connais les routes, les plaines et les montagnes. »
« Frère, quelle est ta famille ? De quelle tribu viens-tu ? Dis-le-moi. »
Raphaël demanda : « Pourquoi veux-tu connaître ma tribu ?» Tobit répondit : « Je veux savoir qui est ton père et quel est ton nom. »
« Je suis Azarias, fils du grand Ananias, de ta parenté. »
Tobit répondit : « Bienvenue, frère ! Ne m’en veux pas d’avoir voulu connaître ta famille. Tu es mon parent, d’une bonne lignée. J’ai connu les tiens : ils montaient avec moi à Jérusalem et restaient fidèles. Entre avec joie !»
« Je te donnerai une drachme par jour, avec tout ce dont tu auras besoin, comme à mon fils.
Va avec mon fils — et j’ajouterai encore à ton salaire. »
Raphaël dit : « J’irai avec lui. Ne crains pas. Nous partirons en paix et reviendrons en paix : la route est sûre. » Tobit bénit le guide, puis son fils : « Prépare-toi et pars. Que le Dieu du ciel vous conduise et te ramène sain et sauf. Que son ange marche avec vous. » Tobie embrassa son père et sa mère. « Va en paix, mon enfant. »
Alors sa mère pleura : « Pourquoi as-tu envoyé mon enfant ? N’est-il pas notre bâton, notre appui, celui qui va et vient devant nous ?
À quoi bon l’argent ? Qu’il serve plutôt de rançon pour notre enfant !
Ce que le Seigneur nous donne pour vivre suffit !»
Tobit répondit : « Ne t’inquiète pas. Notre enfant partira en paix et reviendra en paix. Tes yeux le verront revenir vers toi.
« Ne crains rien pour eux, ma sœur. Un bon ange marchera avec lui. Son voyage réussira. Il reviendra en paix. »
Alors elle cessa de pleurer.