Siracide
IntroductionSiracide 32
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Si tu présides un repas, ne transforme pas cette responsabilité en privilège : commence par servir les autres comme l’un d’eux.
Lorsque ta tâche est accomplie, prends alors ta place et réjouis-toi avec tous ; l’honneur vient naturellement après le service.
Si tu es ancien, ta parole a sa place ; mais qu’elle soit juste et qu’elle respecte le moment où la musique doit être entendue.
Même une parole sage devient maladroite si elle cherche à se montrer au mauvais moment.
Une belle musique au milieu d’un banquet est comparée à une pierre précieuse bien sertie.
La mélodie et le vin pris avec mesure forment pour le texte une harmonie agréable.
Jeune homme, parle seulement lorsque cela est nécessaire et avec retenue, même lorsque l’on t’interroge.
Dis beaucoup avec peu de mots, puis sache t’arrêter.
Dans une société hiérarchisée, le jeune est invité à ne pas s’imposer devant les grands et à ne pas interrompre.
La modestie attire souvent la faveur comme l’éclair annonce le tonnerre.
Quand vient l’heure de partir, pars sans prolonger inutilement la soirée.
Chez toi, réjouis-toi librement mais sans laisser l’orgueil prendre possession de ta parole.
Et surtout, rends grâce au Créateur qui donne les biens dont tu profites.
Celui qui craint le Seigneur accueille la formation, et celui qui le cherche avec empressement trouve sa faveur.
Celui qui cherche sincèrement la Loi y trouve une nourriture abondante ; l’hypocrite y trouve au contraire de quoi trébucher.
Ceux qui craignent le Seigneur apprennent à discerner justement et font rayonner leurs œuvres bonnes.
Le pécheur évite la correction et cherche des justifications pour les désirs qu’il avait déjà décidé de suivre.
L’homme réfléchi écoute les bons conseils ; l’orgueilleux, lui, agit comme s’il n’avait besoin de personne.
Réfléchis avant d’agir ; ensuite, ne détruis pas ta décision par une rumination sans fin.
Évite les chemins dont tu sais qu’ils sont inutilement dangereux.
Mais même lorsqu’une route paraît facile, reste vigilant.
La prudence doit rester présente jusque dans le cercle le plus proche de la famille.
Dans tout ce que tu fais, garde une conscience droite : c’est ainsi que l’obéissance aux commandements devient intérieure.
Faire confiance à la Loi conduit à veiller sur les commandements ; faire confiance au Seigneur donne une sécurité plus profonde que les circonstances.