Sagesse
IntroductionSagesse 8
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La sagesse déploie sa puissance d’une extrémité du monde à l’autre ⏎ et gouverne toutes choses avec bonté.
Je l’ai aimée et recherchée dès ma jeunesse ; ⏎ j’ai désiré l’avoir pour compagne de toute ma vie ⏎ et je suis devenu amoureux de sa beauté.
Sa noblesse se révèle dans sa proximité avec Dieu, ⏎ et le Maître de toutes choses l’aime.
Elle est initiée à la connaissance de Dieu ⏎ et reconnaît les œuvres qui lui plaisent.
Si la richesse est un bien désirable dans la vie, ⏎ qu’y a-t-il de plus riche que la sagesse, ⏎ elle qui œuvre en toutes choses ?
Et si l’intelligence est active, ⏎ qui parmi les êtres est plus grand artisan que la sagesse ?
Si quelqu’un aime la justice, les fruits du travail de la sagesse sont les vertus : ⏎ elle enseigne maîtrise de soi, prudence, justice et courage ; ⏎ rien n’est plus utile aux humains dans la vie.
Si quelqu’un recherche une vaste expérience, ⏎ elle connaît le passé et discerne ce qui vient ; ⏎ elle comprend les paroles difficiles, résout les énigmes et prévoit les signes, les prodiges et l’issue des temps.
J’ai donc décidé de vivre avec elle, ⏎ sachant qu’elle me conseillerait pour le bien ⏎ et me consolerait dans les soucis et la tristesse.
Grâce à elle, j’aurai de l’honneur parmi les foules ⏎ et, malgré ma jeunesse, du respect devant les anciens.
On reconnaîtra mon discernement dans le jugement, ⏎ et les puissants m’admireront.
Si je me tais, ils attendront ; ⏎ si je parle, ils écouteront ; ⏎ si je poursuis, ils mettront la main sur leur bouche.
Grâce à elle, j’aurai part à l’immortalité ⏎ et laisserai après moi un souvenir qui demeure.
Je gouvernerai des peuples ⏎ et des nations se soumettront à moi.
Des souverains redoutables auront peur en entendant parler de moi ; ⏎ au milieu du peuple je serai reconnu pour ma bonté, ⏎ et dans la guerre pour mon courage.
De retour chez moi, je trouverai le repos auprès d’elle : ⏎ sa compagnie n’a rien d’amer ⏎ et vivre avec elle n’apporte pas la peine, mais la joie et l’allégresse.
En méditant tout cela, j’ai compris dans mon cœur ⏎ que la parenté avec la sagesse conduit à l’immortalité,
que son amitié procure une joie pure, ⏎ que le travail de ses mains donne une richesse inépuisable, ⏎ que sa fréquentation forme l’intelligence et que participer à ses paroles apporte l’honneur ; ⏎ je cherchais donc comment la faire mienne.
J’étais un enfant bien doué ⏎ et une âme bonne m’était échue.
Ou plutôt, étant bon, ⏎ je suis venu dans un corps sans souillure.
Mais j’ai compris que je ne pourrais posséder la sagesse que si Dieu me la donnait ; ⏎ savoir de qui vient ce don était déjà un effet de l’intelligence. ⏎ Je me suis donc tourné vers le Seigneur et l’ai supplié de tout mon cœur.