Sagesse
IntroductionSagesse 13
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Vains sont les hommes qui ignorent Dieu : ils voient les biens, mais ne reconnaissent pas Celui qui est ; ils regardent les œuvres, mais ne reconnaissent pas l’Artisan.
Feu, vent, air, étoiles, eaux, luminaires : ils ont pris les forces du monde pour ses dieux.
S’ils ont pris leur beauté pour du divin, qu’ils reconnaissent Celui qui est plus beau encore : l’Auteur de toute beauté.
Leur puissance les émerveillait ? Qu’ils découvrent combien plus puissant est Celui qui les a faits.
Grandeur et beauté des créatures : par elles se laisse entrevoir leur Créateur.
Leur faute est moindre : ils cherchent Dieu, ils veulent le trouver — mais ils s’égarent.
Ils scrutent les œuvres de Dieu ; leur beauté visible les captive.
Mais cela ne les excuse pas.
Ils ont su explorer le monde ; comment n’ont-ils pas trouvé plus vite son Maître ?
Malheur à ceux qui espèrent dans ce qui est mort et appellent “dieux” les œuvres de leurs mains.
L’artisan coupe l’arbre, l’écorce, le façonne — et en tire un objet utile.
Les chutes de bois lui servent à cuire son repas.
Un morceau inutile, tordu, noueux : il le taille à loisir et lui donne visage humain.
Ou il en fait un animal, le peint en rouge et cache ses défauts.
Il lui fait une niche, le fixe au mur, le cloue.
Il le fixe pour qu’il ne tombe pas : cette “divinité” ne peut même pas se soutenir elle-même.
Et pourtant il prie ce morceau sans vie pour ses biens, son mariage, ses enfants.
Santé : il prie le faible. Vie : il prie le mort. Voyage : il prie ce qui ne marche pas.
Pour réussir le travail de ses mains, il demande force à des mains sans force.