Psaumes
IntroductionPsaumes 73
Analyse du texte source · restitution Philologique
Psaume d’Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur.
Mais moi, presque mes pieds s’étaient inclinés ; comme un rien, mes pas avaient été versés. [Ketiv/qeré et métaphore du glissement : le texte accumule des verbes de perte d’appui.]
Car j’étais jaloux des arrogants, en voyant la paix des méchants.
Car il n’y a pas de ḥartsubbot pour leur mort, et leur ʾûlām est gras. [Deux termes difficiles : ḥartsubbot peut désigner liens/tourments/douleurs ; ʾûlām est obscur ici, souvent compris comme corps ou vigueur.]
Ils ne sont pas dans la peine des mortels ; ils ne sont pas frappés avec les humains.
C’est pourquoi l’orgueil est leur collier, la violence les enveloppe comme un vêtement.
Leurs yeux sortent de graisse ; les imaginations de leur cœur débordent.
Ils raillent et parlent méchamment d’oppression ; de haut, ils parlent.
Ils placent leur bouche dans les cieux, et leur langue parcourt la terre.
C’est pourquoi son peuple revient ici, et des eaux de plénitude sont pressées pour eux. [Vers très obscur : ketiv/qeré, référent de « son peuple » et métaphore des « eaux pleines » sont discutés. Toute paraphrase assurée doit être évitée en Philologique.]
Ils disent : « Comment Dieu saurait-il ? Y a-t-il une connaissance chez le Très-Haut ? »
Voici, tels sont les méchants : toujours tranquilles, ils accroissent leur richesse.
Oui, c’est en vain que j’ai gardé mon cœur pur et lavé mes paumes dans l’innocence.
J’ai été frappé tout le jour, et ma correction revenait chaque matin.
Si j’avais dit : « Je parlerai ainsi », voici, j’aurais trahi la génération de tes fils.
J’ai réfléchi pour comprendre cela ; c’était pénible à mes yeux, [Ketiv : pronom féminin ; qeré : pronom masculin. La différence d’accord ne modifie pas le sens général du membre mais témoigne d’une variation morphologique.]
jusqu’à ce que j’entre dans les sanctuaires de Dieu et discerne leur avenir.
Oui, tu les places sur des lieux glissants ; tu les fais tomber dans les ruines.
Comme ils deviennent une désolation en un instant ! Ils disparaissent, achevés par les terreurs.
Comme un rêve après le réveil, Adonaï, baʿîr tu méprises leur image. [baʿîr peut être analysé « au réveil / quand tu t’éveilles » ou « dans la ville » selon vocalisation et segmentation.]
Quand mon cœur s’aigrissait et mes reins étaient transpercés,
moi, j’étais stupide et sans comprendre ; j’étais comme une bête auprès de toi.
Pourtant moi, je suis toujours avec toi ; tu as saisi ma main droite.
Par ton conseil tu me conduis ; et après, ʾaḥar kāḇôḏ tu me prendras. [Syntaxe ouverte : « ensuite, dans/avec la gloire » ou autre relation. Le verbe lāqaḥ, « prendre », fait écho à Ps 49,16 et ne doit pas être surinterprété.]
Qui ai-je dans les cieux ? Et avec toi, je ne désire rien sur la terre.
Ma chair et mon cœur s’épuisent ; le rocher de mon cœur et ma part, c’est Dieu pour toujours.
Car voici, ceux qui s’éloignent de toi périssent ; tu anéantis tous ceux qui se prostituent loin de toi.
Mais pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien. J’ai placé dans le Seigneur YHWH mon refuge, afin de raconter toutes tes œuvres.