Matthieu
IntroductionMatthieu 18
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
À ce moment-là, les disciples vinrent demander à Jésus : « Qui est donc le plus grand dans le royaume des cieux ? »
Jésus appela un enfant et le plaça au milieu d’eux.
Puis il dit : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas de direction pour devenir comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.
Celui qui s’abaisse comme cet enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.
Et celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci m’accueille moi-même.
Mais celui qui fait tomber l’un de ces petits qui croient en moi ferait mieux d’avoir une lourde meule attachée au cou et d’être englouti au fond de la mer.
Malheur au monde à cause de tout ce qui fait trébucher ! Ces occasions de chute sont inévitables, mais malheur à celui par qui elles arrivent.
Si ta main ou ton pied te fait tomber, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut entrer dans la vie mutilé ou boiteux que garder ses deux mains ou ses deux pieds et être jeté dans le feu éternel.
Et si ton œil te fait tomber, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut entrer dans la vie avec un seul œil que garder ses deux yeux et être jeté dans la géhenne de feu.
Prenez garde de mépriser l’un de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père céleste.
Qu’en pensez-vous ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes pour partir à la recherche de celle qui s’est perdue ?
Et s’il la retrouve, amen, je vous le dis : il éprouve davantage de joie pour cette seule brebis que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne s’étaient pas égarées.
De même, votre Père qui est dans les cieux ne veut qu’aucun de ces petits se perde.
Si ton frère commet une faute, va lui en parler seul à seul et montre-lui ce qui ne va pas. S’il t’écoute, tu as regagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que chaque affaire puisse être établie par la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse encore de les écouter, porte l’affaire devant l’assemblée. Et s’il refuse même d’écouter l’assemblée, considère-le comme quelqu’un qui se tient désormais à l’extérieur de la communauté.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre se trouvera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre se trouvera délié dans le ciel.
Je vous le dis encore : si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quelque chose, mon Père céleste le leur accordera.
Car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis présent au milieu d’eux.
Pierre s’approcha alors de Jésus et demanda : « Seigneur, combien de fois devrai-je pardonner à mon frère lorsqu’il pèche contre moi ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept : ne transforme pas le pardon en simple comptabilité.
Le royaume des cieux ressemble donc à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Au début du règlement, on lui amena un homme qui lui devait dix mille talents, une dette démesurée.
Comme cet homme était incapable de payer, son maître ordonna qu’il soit vendu avec sa femme, ses enfants et tous ses biens afin de récupérer ce qui pouvait l’être.
Le serviteur tomba alors à ses pieds et le supplia : “Sois patient avec moi et je te rembourserai tout.”
Pris de compassion, le maître le laissa partir et lui remit entièrement sa dette.
Mais en sortant, ce même serviteur rencontra un compagnon qui lui devait cent deniers. Il le saisit à la gorge et exigea : “Rembourse ce que tu me dois !”
Son compagnon tomba à ses pieds et le supplia : “Sois patient avec moi et je te rembourserai.”
Mais le premier serviteur refusa. Il fit jeter son compagnon en prison jusqu’au paiement de sa dette.
Quand les autres serviteurs virent ce qui s’était passé, ils furent profondément attristés et allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
Le maître convoqua alors le serviteur et lui dit : “Serviteur mauvais ! Je t’ai remis toute ta dette parce que tu m’en avais supplié.
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir compassion de ton compagnon comme j’avais eu compassion de toi ?”
Dans sa colère, le maître le livra aux gardiens chargés du châtiment jusqu’à ce qu’il ait payé toute sa dette.
C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas sincèrement à son frère, du fond du cœur.