Matthieu
IntroductionMatthieu 16
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Des pharisiens et des sadducéens vinrent mettre Jésus à l’épreuve et lui demandèrent de leur montrer un signe venant du ciel.
Il leur répondit : « Le soir, lorsque le ciel est rouge, vous annoncez du beau temps.
Et le matin, lorsque le ciel est rouge et menaçant, vous prévoyez le mauvais temps. Vous savez interpréter l’apparence du ciel, mais vous ne savez pas discerner les signes des temps.
Une génération mauvaise et infidèle réclame un signe ; elle n’en recevra pas d’autre que le signe de Jonas. » Puis Jésus les quitta et s’en alla.
En arrivant sur l’autre rive, les disciples s’aperçurent qu’ils avaient oublié d’emporter du pain.
Jésus leur dit : « Faites attention et gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. »
Ils se dirent entre eux : « Il parle ainsi parce que nous n’avons pas pris de pain. »
Jésus comprit leur raisonnement et leur dit : « Gens de peu de foi, pourquoi discutez-vous entre vous du fait que vous n’avez pas de pain ?
Vous ne comprenez toujours pas ? Ne vous souvenez-vous pas des cinq pains partagés entre cinq mille personnes et du nombre de paniers que vous avez remplis avec les restes ?
Et des sept pains pour les quatre mille, et du nombre de grandes corbeilles que vous avez ensuite emportées ?
Comment pouvez-vous croire que je vous parlais simplement de pain ? Ce que je vous demande, c’est de vous garder du levain des pharisiens et des sadducéens. »
Les disciples comprirent alors que Jésus ne parlait pas du levain utilisé pour le pain, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens.
Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus demanda à ses disciples : « D’après les gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour certains, tu es Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas ! Ce ne sont pas des humains qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon assemblée ; les portes du domaine de la mort ne l’emporteront pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des cieux. Ce que tu lieras sur la terre se trouvera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre se trouvera délié dans les cieux. »
Alors Jésus ordonna fermement aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.
À partir de ce moment, Jésus commença à expliquer à ses disciples qu’il devait aller à Jérusalem, beaucoup souffrir de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort puis être relevé le troisième jour.
Pierre le prit à part et se mit à le reprendre : « Que Dieu t’en préserve, Seigneur ! Cela ne t’arrivera certainement pas. »
Mais Jésus se retourna et dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu deviens pour moi un obstacle, parce que ta pensée se règle sur les choses humaines et non sur celles de Dieu. »
Puis Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à faire de lui-même son propre centre, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.
Car celui qui cherche à sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera.
Quel avantage y aurait-il à gagner le monde entier si l’on perd sa propre vie ? Et que pourrait-on donner en échange de sa vie ?
Le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père avec ses anges, et il rendra alors à chacun selon sa conduite.
Amen, je vous le dis : certains de ceux qui sont ici ne mourront pas avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son royaume.