Marc
IntroductionMarc 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Jésus se remit à enseigner au bord de la mer. Une foule immense se rassembla autour de lui ; il monta donc dans une barque et s’y assit, tandis que toute la foule restait à terre, face au rivage.
Il leur enseignait beaucoup de choses au moyen de paraboles. Dans son enseignement, il leur disait :
« Écoutez ! Un semeur sortit pour semer.
Pendant qu’il semait, une partie de la semence tomba au bord du chemin ; les oiseaux vinrent et la mangèrent.
Une autre partie tomba sur un sol pierreux, où il y avait peu de terre. Elle leva rapidement, parce que la terre n’était pas profonde.
Mais lorsque le soleil se leva, elle fut brûlée et, faute de racine, elle se dessécha.
Une autre partie tomba parmi les épines ; les épines grandirent, l’étouffèrent, et elle ne produisit aucun fruit.
D’autres graines tombèrent dans la bonne terre ; elles poussèrent, grandirent et portèrent du fruit : trente, soixante et cent pour un. »
Et il ajoutait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Quand Jésus fut à l’écart, ceux qui l’entouraient, avec les Douze, l’interrogèrent au sujet des paraboles.
Il leur disait : « À vous a été donné le mystère du règne de Dieu ; mais pour ceux du dehors, tout leur arrive sous forme de paraboles,
afin qu’en regardant ils regardent sans voir, et qu’en entendant ils entendent sans comprendre, de peur qu’ils ne se retournent et qu’il ne leur soit pardonné. »
Puis il leur dit : « Vous ne comprenez pas cette parabole ? Comment comprendrez-vous alors toutes les autres ?
Le semeur sème la parole.
Ceux qui sont au bord du chemin sont ceux chez qui la parole est semée ; dès qu’ils l’entendent, Satan vient et enlève la parole semée en eux.
De même, ceux qui reçoivent la semence sur le sol pierreux sont ceux qui entendent la parole et l’accueillent aussitôt avec joie,
mais ils n’ont pas de racine en eux-mêmes et ne tiennent qu’un temps. Quand survient la détresse ou la persécution à cause de la parole, ils tombent aussitôt.
D’autres reçoivent la semence parmi les épines : ce sont ceux qui ont entendu la parole,
mais les soucis de l’âge présent, la tromperie des richesses et les désirs pour toutes sortes d’autres choses entrent en eux, étouffent la parole et la rendent stérile.
Enfin, ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre sont ceux qui entendent la parole, l’accueillent et portent du fruit : trente, soixante et cent pour un. »
Il leur disait encore : « Apporte-t-on une lampe pour la mettre sous une mesure ou sous un lit ? N’est-ce pas plutôt pour la placer sur le porte-lampe ?
Car rien n’est caché sinon pour être manifesté, et rien n’a été tenu secret sinon pour venir au grand jour.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Il leur disait aussi : « Faites attention à ce que vous entendez. La mesure dont vous mesurez servira pour vous, et il vous sera donné davantage.
Car à celui qui a, il sera donné ; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. »
Il disait encore : « Le règne de Dieu est comme un homme qui jette la semence sur la terre.
Qu’il dorme ou qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et grandit sans qu’il sache comment.
D’elle-même, la terre porte son fruit : d’abord la tige, puis l’épi, puis le grain plein dans l’épi.
Et dès que le fruit est prêt, l’homme y met la faucille, car la moisson est arrivée. »
Il disait encore : « À quoi comparerons-nous le règne de Dieu ? Par quelle parabole le représenterons-nous ?
Il est comme une graine de moutarde : lorsqu’on la sème en terre, elle est toute petite parmi les semences cultivées,
mais une fois semée, elle pousse, devient plus grande que les plantes du jardin et produit de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous son ombre. »
Par beaucoup de paraboles de ce genre, Jésus leur annonçait la parole selon ce qu’ils étaient capables d’entendre.
Il ne leur parlait pas sans parabole ; mais, en privé, il expliquait tout à ses disciples.
Ce même jour, le soir venu, il leur dit : « Passons sur l’autre rive. »
Ils laissèrent la foule et l’emmenèrent dans la barque telle qu’elle était ; d’autres barques l’accompagnaient.
Une violente tempête se leva. Les vagues se jetaient dans la barque, au point qu’elle commençait déjà à se remplir.
Jésus, lui, dormait à l’arrière, la tête sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? »
Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! » Le vent tomba, et un grand calme se fit.
Puis il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous donc toujours pas de foi ? »
Ils furent saisis d’une grande crainte et se disaient les uns aux autres : « Qui est donc celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »