Marc
IntroductionMarc 3
S2 · Révision philologique approfondie · Contexte juif du Ier siècle
Il entra de nouveau dans une synagogue. Il y avait là un homme dont la main était paralysée.
On l’observait pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, au milieu. »
Puis il leur dit : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une psychē ou de tuer ? » Mais ils se taisaient.
Les regardant tout autour avec colère, profondément attristé par l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main fut rétablie.
Les pharisiens sortirent et aussitôt tinrent conseil avec les hérodiens contre lui, sur la manière de le faire périr.
Jésus se retira vers la mer avec ses disciples ; une foule nombreuse le suivit de Galilée et de Judée,
de Jérusalem, de l’Idumée, d’au-delà du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon ; une foule nombreuse, ayant entendu tout ce qu’il faisait, vint vers lui.
Il dit à ses disciples qu’une petite barque soit tenue prête pour lui à cause de la foule, afin qu’on ne le presse pas.
Car il en avait guéri beaucoup, de sorte que tous ceux qui avaient des fléaux se jetaient sur lui afin de le toucher.
Et les esprits impurs, lorsqu’ils le voyaient, tombaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu. »
Et il leur défendait fortement de le rendre manifeste.
Il monte sur la montagne et appelle auprès de lui ceux qu’il voulait ; ils vinrent vers lui.
Il en établit douze afin qu’ils soient avec lui et qu’il les envoie proclamer,
et pour qu’ils aient autorité de chasser les démons.
Il établit les Douze, et il donna à Simon le nom de Pierre ;
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, c’est-à-dire « fils du Tonnerre » ;
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Cananéen,
et Judas Iscariote, qui aussi le livra.
Puis il vient dans une maison ; la foule se rassemble de nouveau, au point qu’ils ne pouvaient même pas manger du pain.
Ceux de son entourage, l’ayant appris, sortirent pour se saisir de lui ; car ils disaient : « Il est hors de lui. »
Les scribes descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béelzéboul », et : « C’est par le chef des démons qu’il chasse les démons. »
Les ayant appelés, il leur disait en paraboles : « Comment Satan peut-il chasser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut tenir.
Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne pourra tenir.
Et si Satan s’est dressé contre lui-même et s’est divisé, il ne peut tenir, mais il est arrivé à sa fin.
Mais personne ne peut entrer dans la maison de l’homme fort et piller ses biens s’il ne lie d’abord l’homme fort ; alors il pillera sa maison.
« Amen, je vous le dis : tous les péchés seront remis aux fils des humains, ainsi que les blasphèmes qu’ils auront proférés ;
mais quiconque blasphème contre l’Esprit Saint n’a pas de remise pour l’âge, mais demeure coupable d’un péché d’âge. »
C’était parce qu’ils disaient : « Il a un esprit impur. »
Sa mère et ses frères arrivent ; se tenant dehors, ils envoyèrent vers lui pour l’appeler.
Une foule était assise autour de lui, et on lui dit : « Voici, ta mère, tes frères et tes sœurs sont dehors et te cherchent. »
Leur répondant, il dit : « Qui est ma mère, et mes frères ? »
Et regardant tout autour ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère. »