Lévitique
IntroductionLévitique 1
Analyse du texte source · restitution Philologique
Wayyiqra’, « et il appela », ouvre le livre sans sujet exprimé ; le contexte identifie YHWH. Mo‘ed désigne la rencontre fixée, d’où « tente de la rencontre ».
La racine q-r-b structure le verset : hiqriv, « faire approcher », et qorban, « offrande/chose approchée ». ’Adam est générique : un être humain parmi vous.
‘Olah vient de ‘-l-h, « monter » : offrande entièrement brûlée dont la fumée monte. Tamim signifie entier, intact, sans défaut. Lirtsôno peut viser l’agrément du donateur devant YHWH.
Samakh signifie appuyer/poser avec poids la main. Kipper ‘al est le vocabulaire d’expiation/rite d’effacement ; le verset affirme l’agrément de l’offrande pour le donateur.
Ben habbaqar est littéralement « fils du gros bétail », idiome pour un jeune bovin. Zaraq décrit la projection/aspersion rituelle du sang autour de l’autel.
Hifshit : dépouiller, enlever la peau. Nittaḥ ... lintāḥeha : découper selon ses morceaux ; la répétition de la racine n-t-ḥ est structurante.
Le sujet est « les fils d’Aaron le prêtre ». ‘Arakh signifie disposer en ordre ; l’ordonnancement du bois prépare celui des morceaux au v.8.
Peder désigne la graisse, probablement la graisse interne/amas graisseux. La chaîne « bois — feu — autel » reproduit la stratification rituelle du texte.
Qerev désigne les parties internes ; kera‘ayim, les jambes/pattes. Hiktir signifie faire fumer sur l’autel. ’Isheh est une offrande consumée par le feu ; reyaḥ niḥoaḥ, litt. « odeur de repos/apaisement ».
Ts’on est le petit bétail ; kesavim et ‘izzim précisent moutons et chèvres. Le même critère tamim, « sans défaut », vaut pour l’holocauste du troupeau.
Yerekh hammizbeaḥ tsafonah : le flanc/côté de l’autel vers le nord. La localisation rituelle est explicite et ne doit pas être généralisée en simple « près de l’autel ».
Le vocabulaire reprend 1,6–8 : découpe en morceaux puis disposition ordonnée. Pidro, « sa graisse », correspond au peder du v.8.
Hiqriv, « faire approcher », revient pour l’action sacerdotale. La formule ‘olah — ’isheh — reyaḥ niḥoaḥ reprend presque exactement 1,9 et doit rester lexicalement cohérente.
‘Of désigne collectivement les oiseaux. Torim sont les tourterelles ; bene hayyonah, litt. « fils de la colombe », désigne de jeunes pigeons.
Malaq est un terme technique rare : pincer/sectionner la tête de l’oiseau avec l’ongle. Nimtsah décrit le sang pressé/égoutté contre la paroi de l’autel.
Mur’ah est généralement le jabot. Benotsatah est discuté : avec son plumage ou avec son contenu/ce qui y adhère. Deshen désigne ici les cendres grasses issues de l’autel.
Shissa‘ signifie fendre/déchirer ; lo yavdil précise « sans séparer ». La formule finale reprend 1,9.13 et clôt le chapitre sur la cohérence du rite.