Job
IntroductionJob 7
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
« La vie humaine sur terre n’est-elle pas comme un service imposé ? ⏎ Nos jours ne ressemblent-ils pas à ceux d’un salarié qui attend la fin de sa tâche ?
Comme l’esclave désire l’ombre, ⏎ comme le salarié attend son salaire,
ainsi j’ai reçu pour partage des mois vides, ⏎ et l’on m’a attribué des nuits de souffrance.
Quand je me couche, je demande : “Quand pourrai-je me relever ?” ⏎ La nuit s’étire, ⏎ et je suis rempli d’agitation jusqu’à l’aube.
Ma chair s’est couverte de vers et de croûtes mêlées de poussière ; ⏎ ma peau se fend et suppure.
Mes jours filent plus vite que la navette d’un tisserand ; ⏎ ils s’achèvent sans espérance.
Souviens-toi que ma vie n’est qu’un souffle ; ⏎ mes yeux ne reverront pas le bonheur.
Celui qui me regarde maintenant ne me verra plus ; ⏎ tu poseras les yeux sur moi, et je ne serai plus.
Comme un nuage se dissipe et disparaît, ⏎ celui qui descend au Shéol ne remonte pas.
Il ne revient plus dans sa maison ; ⏎ le lieu où il vivait ne le reconnaît plus.
Voilà pourquoi je ne retiendrai pas ma bouche ; ⏎ je parlerai dans l’angoisse de mon esprit ⏎ et me plaindrai dans l’amertume de mon âme.
Suis-je la mer ou quelque Dragon du chaos ⏎ pour que tu places une garde autour de moi ?
Quand je pense : “Mon lit me consolera, ⏎ ma couche allégera ma plainte”,
alors tu m’épouvantes par des rêves ⏎ et me terrifies par des visions.
Mon être préférerait l’étranglement, ⏎ la mort plutôt que ce corps brisé.
Je suis écœuré de ma vie ; je ne vivrai pas toujours. ⏎ Laisse-moi, car mes jours ne sont qu’un souffle.
Qu’est donc l’être humain pour que tu lui accordes tant d’importance, ⏎ pour que tu fixes sur lui ton attention,
que tu le visites chaque matin ⏎ et l’éprouves à chaque instant ?
Jusqu’à quand garderas-tu les yeux sur moi ? ⏎ Ne me laisseras-tu pas seulement le temps d’avaler ma salive ?
Si j’ai péché, quel tort cela te fait-il, gardien de l’être humain ? ⏎ Pourquoi m’as-tu pris pour cible, ⏎ au point que je sois devenu un fardeau pour moi-même ?
Pourquoi ne pardonnes-tu pas ma transgression ⏎ et ne laisses-tu pas passer ma faute ? ⏎ Bientôt je me coucherai dans la poussière ; ⏎ tu me chercheras, et je ne serai plus. »