Jérémie
IntroductionJérémie 27
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La superscription massorétique mentionne Joïaqim alors que le récit parle ensuite de Sédécias ; cette tension textuelle est conservée.
Le SEIGNEUR ordonne à Jérémie de fabriquer des liens et des jougs et de les porter sur son cou.
Ces jougs doivent aussi être envoyés aux délégations d’Édom, Moab, Ammon, Tyr et Sidon présentes auprès de Sédécias.
Les messagers doivent transmettre à leurs rois une parole du SEIGNEUR des armées.
La souveraineté politique annoncée est fondée sur la souveraineté créatrice de Dieu sur terre, humains et animaux.
Pour ce temps, Nabuchodonosor reçoit la domination comme « serviteur » de Dieu, c’est-à-dire instrument de son dessein.
Mais cette domination n’est pas éternelle : viendra aussi le temps où Babylone sera soumise à d’autres puissances.
Dans ce moment historique précis, refuser le joug babylonien conduit à une destruction plus grande.
Prophètes, devins, rêveurs, augures et sorciers qui promettent l’indépendance sont regroupés comme porteurs d’un même faux message politique.
Cette parole mensongère éloignera finalement les peuples de leur propre sol.
À l’inverse, accepter temporairement le joug permet de rester sur la terre et de continuer à la cultiver.
Le même message est adressé directement à Sédécias : accepter le joug babylonien devient ici le chemin de la vie.
Pourquoi choisir épée, famine et peste en refusant ce service ?
Les prophètes qui annoncent que Juda ne servira pas Babylone sont déclarés mensongers.
Le problème décisif est qu’ils parlent au nom du SEIGNEUR sans avoir été envoyés.
La fausse espérance se concentre aussi sur le retour rapide du mobilier sacré déjà emporté à Babylone.
Jérémie répète : ne les écoutez pas ; servez Babylone et vivez, afin que la ville ne devienne pas ruine.
S’ils sont vraiment prophètes, qu’ils intercèdent plutôt pour que les objets encore présents à Jérusalem ne soient pas emportés eux aussi.
Le texte précise qu’il s’agit notamment des colonnes, de la grande Mer de bronze, des bases et d’autres objets.
Ces objets avaient échappé à la première déportation sous Jékonias.
Mais leur présence restante ne constitue pas une garantie d’inviolabilité.
Ils seront eux aussi emportés à Babylone et n’en reviendront qu’au temps où Dieu décidera de s’en occuper.