Jean
IntroductionJean 8
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
[Jésus, lui, se rendit au mont des Oliviers.
Dès l’aube, il revint dans le Temple. Tout le peuple venait à lui ; il s’assit et se mit à les enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amenèrent alors une femme surprise en adultère et la placèrent au milieu.
Ils lui dirent : « Maître, cette femme a été prise sur le fait en train de commettre l’adultère.
Dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider de telles personnes. Et toi, qu’en dis-tu ? »
Ils disaient cela pour lui tendre un piège et obtenir un motif d’accusation. Mais Jésus se baissa et se mit à écrire du doigt sur le sol.
Comme ils continuaient à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Que celui d’entre vous qui est sans péché soit le premier à lui jeter une pierre. »
Puis il se baissa de nouveau et continua d’écrire sur le sol.
En entendant cela, ils partirent l’un après l’autre, les plus âgés en premier. Jésus resta seul avec la femme qui se trouvait toujours là, au milieu.
Jésus se redressa et lui dit : « Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »]
Jésus leur parla de nouveau : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera jamais dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. »
Les pharisiens lui dirent : « Tu rends témoignage à ton propre sujet ; ton témoignage n’est pas recevable. »
Jésus leur répondit : « Même si je témoigne à mon propre sujet, mon témoignage est vrai, car je sais d’où je viens et où je vais. Vous, vous ne savez ni d’où je viens ni où je vais.
Vous jugez selon des critères humains ; moi, je ne juge personne.
Et même si je juge, mon jugement est véritable, parce que je ne suis pas seul : il y a moi et le Père qui m’a envoyé.
Dans votre propre Loi, il est écrit que le témoignage de deux personnes est valable.
Moi, je rends témoignage à mon sujet, et le Père qui m’a envoyé rend lui aussi témoignage à mon sujet. »
Ils lui demandèrent : « Où est ton Père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père. Si vous me connaissiez réellement, vous connaîtriez aussi mon Père. »
Il prononça ces paroles près du trésor, tandis qu’il enseignait dans le Temple. Pourtant personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.
Jésus leur dit encore : « Moi, je m’en vais. Vous me chercherez, mais vous mourrez dans votre péché. Là où je vais, vous ne pouvez pas venir. »
Ses interlocuteurs judéens disaient alors : « Va-t-il se tuer, puisqu’il affirme : Là où je vais, vous ne pouvez pas venir ? »
Il leur dit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous appartenez à ce monde-ci ; moi, je n’appartiens pas à ce monde-ci.
Voilà pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Car si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés. »
Ils lui demandèrent : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je suis précisément ce que je vous dis depuis le commencement.
J’ai beaucoup de choses à dire et à juger à votre sujet. Mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu auprès de lui, voilà ce que je dis au monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur dit donc : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous reconnaîtrez que moi, je suis, et que je ne fais rien de ma propre initiative : je dis ce que le Père m’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi. Il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »
Pendant qu’il disait ces choses, beaucoup crurent en lui.
Jésus dit alors aux Judéens qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes réellement mes disciples ;
vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répondirent : « Nous sommes la descendance d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire : Vous deviendrez libres ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : toute personne qui fait du péché sa pratique devient esclave du péché.
Or l’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.
Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres.
Je sais que vous êtes bien la descendance d’Abraham. Pourtant, dans cette confrontation, vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas de place en vous.
Moi, je dis ce que j’ai vu auprès du Père ; vous, vous agissez selon ce que vous avez reçu de votre père. »
Ils lui répondirent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes vraiment enfants d’Abraham, agissez donc comme Abraham a agi.
Or maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité entendue auprès de Dieu. Abraham n’a pas agi ainsi.
Vous accomplissez les œuvres du père auquel votre conduite vous rattache. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés d’une union illégitime ; nous n’avons qu’un seul Père : Dieu. »
Jésus leur dit : « Si Dieu était véritablement votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je suis venu. Je ne suis pas venu de ma propre initiative : c’est lui qui m’a envoyé.
Pourquoi ne comprenez-vous pas ce que je vous dis ? Parce que vous refusez d’accueillir ma parole.
Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Lui était meurtrier depuis le commencement et ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de ce qui lui est propre : il est menteur et père du mensonge.
Mais moi, précisément parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas.
Qui parmi vous peut démontrer que je suis coupable d’un péché ? Et si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ?
Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Si vous ne les écoutez pas, c’est parce que vous n’êtes pas de Dieu. »
Ses interlocuteurs judéens lui répondirent : « N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ? »
Jésus répondit : « Je n’ai pas de démon. J’honore mon Père, tandis que vous me déshonorez.
Je ne cherche pas ma propre gloire. Il y en a un qui la recherche pour moi et qui juge.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »
Ses interlocuteurs lui dirent : « Maintenant nous savons que tu as un démon ! Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi tu dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne fera jamais l’expérience de la mort.
Serais-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifiais moi-même, ma gloire ne vaudrait rien. Celui qui me glorifie, c’est mon Père, celui dont vous dites : Il est notre Dieu.
Pourtant vous ne le connaissez pas ; moi, je le connais. Si je disais que je ne le connais pas, je serais menteur comme vous. Mais je le connais et je garde sa parole.
Abraham, votre père, a exulté à la perspective de voir mon jour ; il l’a vu et il s’en est réjoui. »
Ses interlocuteurs judéens lui dirent : « Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu aurais vu Abraham ? »
Jésus leur dit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham vienne à l’existence, moi, je suis. »
Ils ramassèrent alors des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus se cacha et sortit du Temple.