Jacques
IntroductionJacques 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
D’où viennent vos guerres et vos conflits ? Ils prennent naissance dans vos désirs de plaisir, qui se livrent bataille au-dedans même de vous.
Vous convoitez sans obtenir ; votre jalousie peut aller jusqu’à une logique meurtrière sans jamais vous donner ce que vous cherchez. Vous vous combattez les uns les autres, et pourtant vous restez dans le manque — notamment parce que vous ne demandez pas à Dieu.
Et même lorsque vous demandez, vous ne recevez pas, parce que votre demande est mal orientée : vous cherchez de quoi alimenter vos propres plaisirs.
Vous qui êtes infidèles à Dieu, ne comprenez-vous pas que choisir l’amitié de l’ordre du monde contre Dieu revient à se placer dans l’hostilité envers lui ? Celui qui veut faire du monde son allié contre Dieu se constitue ennemi de Dieu.
Ne pensez pas que l’Écriture parle pour rien lorsqu’elle évoque cet esprit qui, en nous, désire avec jalousie.
Mais Dieu donne une grâce encore plus grande. C’est pourquoi l’Écriture dit : « Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles. »
Placez-vous donc sous l’autorité de Dieu. Résistez au diable, et il s’enfuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous. Vous qui péchez, purifiez vos mains ; vous dont le cœur est partagé, rendez-le pur. Reconnaissez la gravité de votre état, prenez le deuil et pleurez.
Que votre rire insouciant se change en deuil et votre joie superficielle en profonde tristesse.
Abaissez-vous devant le Seigneur ; c’est lui qui vous élèvera.
Frères et sœurs, cessez de parler les uns contre les autres. Celui qui condamne son frère se place au-dessus de la Loi elle-même, comme s’il devait la juger au lieu de lui obéir.
Or il n’existe qu’un seul véritable législateur et juge : Dieu, qui seul a pouvoir de sauver ou de faire périr. Qui es-tu donc pour prendre sa place et prononcer le jugement final sur ton prochain ?
Écoutez maintenant, vous qui dites : « Aujourd’hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y resterons un an, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent. »
Vous ne savez même pas ce que demain sera. Votre vie ressemble à une vapeur : elle apparaît un court instant puis disparaît.
Vous devriez plutôt reconnaître : « Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous pourrons faire ceci ou cela. »
Mais au lieu de cela, vous tirez fierté de projets dont vous parlez comme si l’avenir vous appartenait. Une telle assurance orgueilleuse est mauvaise.
Ainsi, lorsqu’une personne sait quel bien elle devrait faire et choisit de ne pas le faire, cette omission devient pour elle un péché.