Isaïe
IntroductionIsaïe 47
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Babylone, autrefois assise comme une reine, doit descendre dans la poussière et perdre son trône.
La princesse est transformée en travailleuse humiliée qui doit moudre le grain et franchir les eaux sans ses anciens signes de prestige.
Son humiliation devient publique dans l’image du renversement politique.
Celui qui accomplit ce renversement est le rédempteur d’Israël, le SEIGNEUR des armées.
Babylone doit entrer dans le silence et les ténèbres : elle ne sera plus appelée souveraine des royaumes.
Dieu reconnaît avoir livré son propre peuple entre ses mains, mais l’accuse d’avoir exercé cette domination sans compassion, jusque sur les vieillards.
Babylone s’imaginait régner pour toujours sans réfléchir à la fin possible de sa puissance.
Elle se croyait unique et invulnérable, assurée de ne connaître ni veuvage ni perte d’enfants.
Ces deux malheurs viendront pourtant en un jour, malgré toutes ses pratiques magiques.
Sa sagesse et sa connaissance l’ont trompée au point de lui faire croire que personne ne la voyait.
Le malheur viendra donc soudainement, sans qu’elle puisse le détourner ou même en comprendre l’arrivée.
Qu’elle fasse donc appel à tous les enchantements auxquels elle s’est consacrée depuis sa jeunesse.
Qu’elle appelle astrologues, observateurs du ciel et prédicteurs mensuels pour qu’ils essaient de la sauver.
Ils seront eux-mêmes consumés comme de la paille et ne pourront se délivrer du feu.
Marchands et conseillers se disperseront chacun de leur côté ; personne ne sauvera Babylone.