Isaïe
IntroductionIsaïe 45
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le SEIGNEUR appelle Cyrus « son oint » pour une mission politique précise : il le saisit par la main afin de soumettre devant lui des nations et d’ouvrir des portes.
Dieu annonce qu’il marchera devant lui, aplanira les obstacles et brisera les portes de bronze.
Cyrus recevra des richesses cachées afin de reconnaître que celui qui l’appelle par son nom est le Dieu d’Israël.
Tout cela se fait à cause de Jacob, serviteur choisi, même si Cyrus lui-même ne connaît pas encore le SEIGNEUR.
Le message reste exclusif : « Je suis le SEIGNEUR, il n’y en a pas d’autre ; c’est moi qui te donne la force.
Ainsi, du levant au couchant, on saura qu’il n’existe rien en dehors de moi.
Je forme la lumière et crée les ténèbres, je fais la paix et crée le malheur : je reste souverain sur l’ensemble de l’histoire.
Que les cieux distillent la justice et que la terre fasse germer ensemble salut et justice.
Malheur à l’argile qui conteste avec le potier comme si l’œuvre pouvait demander au créateur ce qu’il est en train de faire.
L’image se prolonge dans la naissance : l’enfant ne peut dicter à ses parents la manière dont il doit être engendré.
Le Saint d’Israël demande donc si l’on prétend lui donner des ordres au sujet de ses propres fils et de l’œuvre de ses mains.
C’est lui qui a fait la terre, créé l’humanité et déployé les cieux.
C’est lui aussi qui suscite Cyrus afin qu’il rebâtisse la ville et libère les exilés sans en faire un marché financier.
Le texte décrit ensuite Égypte, Koush et les Sabéens venant reconnaître que Dieu est véritablement avec Israël ; l’imagerie de chaînes appartient au langage politique de domination antique.
Et pourtant ce Dieu sauveur peut rester caché dans sa manière d’agir.
Les fabricants d’idoles finiront dans la confusion.
Israël, lui, est promis à un salut durable qui ne mènera pas à la honte.
Le Créateur n’a pas formé la terre pour qu’elle demeure vide mais pour qu’elle soit habitée : lui seul est le SEIGNEUR.
Il affirme ne pas avoir parlé dans l’obscurité ni demandé à Jacob de le chercher dans le vide : sa parole vise justice et droiture.
Les survivants des nations sont invités à s’approcher et à reconnaître l’impuissance des idoles portées sur des épaules humaines.
Le procès revient : quel autre dieu peut annoncer et sauver comme le SEIGNEUR ? Il n’existe hors de lui aucun Dieu juste et sauveur.
L’appel s’étend alors jusqu’aux extrémités de la terre : « Tournez-vous vers moi et soyez sauvés. »
Dieu jure par lui-même qu’un jour tout genou pliera devant lui et toute langue lui reconnaîtra fidélité.
On reconnaîtra que justice et force se trouvent dans le SEIGNEUR, tandis que ceux qui s’opposaient à lui seront confondus.
Toute la descendance d’Israël trouvera dans le SEIGNEUR sa justification et sa véritable gloire.