Isaïe
IntroductionIsaïe 33
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Malheur au dévastateur qui croit pouvoir détruire sans jamais être détruit : son propre tour viendra.
SEIGNEUR, fais-nous grâce ; nous t’attendons. Sois notre force chaque matin et notre salut dans la détresse.
Lorsque tu te lèves, les peuples qui faisaient trembler les autres prennent eux-mêmes la fuite.
Leur butin sera ramassé aussi vite qu’un essaim de sauterelles.
Le SEIGNEUR est exalté et remplit Sion de droit et de justice.
La véritable stabilité des temps vient du salut, de la sagesse, de la connaissance et surtout de la crainte du SEIGNEUR.
Au-dehors, les hommes importants et les messagers de paix pleurent parce que toute négociation semble avoir échoué.
Les routes sont désertes ; l’alliance est rompue, les villes méprisées et la vie humaine ne compte plus.
Le pays entier est en deuil : Liban, Sharon, Bashân et Carmel perdent leur beauté.
Alors le SEIGNEUR déclare : « Maintenant je me lève, maintenant je me dresse. »
Les projets des adversaires produiront seulement du foin et de la paille ; leur propre souffle deviendra feu contre eux.
Les peuples seront consumés comme de la chaux brûlée ou des épines coupées.
L’action du SEIGNEUR doit être entendue au loin comme reconnue de près.
À Sion même, les pécheurs demandent avec terreur qui peut demeurer auprès du feu dévorant de la sainteté divine.
La réponse n’est pas un rite secret mais une conduite : marcher dans la justice, parler droitement, refuser le profit de l’oppression et le pot-de-vin, ne pas se complaire dans le sang ni le mal.
Celui qui vit ainsi trouvera refuge, nourriture et eau assurées.
Ses yeux verront le roi dans sa beauté et contempleront de nouveau un pays ouvert au loin.
La terreur passée ne sera plus qu’un souvenir : où sont désormais ceux qui comptaient, pesaient et inspectaient les fortifications ?
Le peuple étranger au langage incompréhensible ne sera plus devant toi.
Regarde Sion, cité des fêtes : Jérusalem est figurée comme une tente paisible dont les piquets et les cordes ne seront plus arrachés.
Le SEIGNEUR lui-même sera pour elle comme de vastes fleuves protecteurs qu’aucun navire ennemi ne peut traverser.
Car le SEIGNEUR est à la fois juge, législateur et roi ; c’est lui qui sauve.
L’ennemi devient comme un navire aux cordages relâchés et incapable de déployer sa voile ; son butin sera partagé jusque par les plus faibles.
La restauration est décrite jusque dans les corps et dans le pardon : l’habitant ne dira plus « je suis malade », et la faute du peuple sera enlevée.