Isaïe
IntroductionIsaïe 32
Analyse du texte source · restitution Philologique
Voici : un roi régnera selon la justice, ⏎ et des princes gouverneront selon le droit.
Wahaya ’ish : litt. « et un homme sera... ». Le référent peut être générique ou prolonger la figure royale/princière du v.1.
Les yeux de ceux qui voient ne seront plus fermés, ⏎ et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives.
Le cœur des irréfléchis apprendra la connaissance, ⏎ et la langue des balbutiants se hâtera de parler clairement.
On n’appellera plus le sot « noble », ⏎ et l’on ne dira plus du fourbe qu’il est généreux. [`nabal` = sot/insensé moral ; `kilai` = fourbe/avare, terme rare.]
Car le sot dit des sottises, ⏎ et son cœur commet l’iniquité : ⏎ il pratique l’impiété ⏎ et parle contre le SEIGNEUR avec égarement ; ⏎ il laisse l’affamé le ventre vide ⏎ et refuse la boisson à celui qui a soif.
Les moyens du fourbe sont mauvais ; ⏎ il conçoit des intrigues ⏎ pour perdre les pauvres par des paroles mensongères, ⏎ même quand le pauvre défend son droit.
Mais le noble conçoit des choses nobles, ⏎ et dans les choses nobles il persévère.
Femmes insouciantes, levez-vous, écoutez ma voix ! ⏎ Filles confiantes, prêtez l’oreille à ma parole !
Dans un peu plus d’un an, vous tremblerez, femmes confiantes ; ⏎ car la vendange sera terminée ⏎ et la récolte ne viendra pas.
Tremblez, femmes insouciantes ! ⏎ Frémissez, femmes confiantes ! ⏎ Déshabillez-vous, mettez-vous nues, ⏎ ceignez vos reins.
Frappez-vous la poitrine ⏎ à cause des champs désirables, ⏎ à cause de la vigne féconde.
Sur la terre de mon peuple ⏎ monteront épines et ronces, ⏎ même sur toutes les maisons de joie ⏎ de la cité en fête.
Car le palais sera abandonné, ⏎ le tumulte de la ville délaissé ; ⏎ Ophel et la tour deviendront pour toujours des cavernes, ⏎ joie des ânes sauvages, ⏎ pâturage des troupeaux,
‘Ad-ye‘areh ‘aleynu ruaḥ mimmarom : « jusqu’à ce que soit répandu sur nous un esprit/souffle d’en haut ». Ya‘aréh exprime l’effusion.
Alors le droit habitera dans le désert, ⏎ et la justice demeurera dans le verger.
Ma‘aseh hatstsedaqah shalom : « l’œuvre de la justice sera paix ». ‘Avodat hatstsedaqah : effet/service de la justice.
Mon peuple habitera dans une demeure de paix, ⏎ dans des habitations sûres ⏎ et des lieux de repos tranquilles.
Uvarad beredeth hayya‘ar / uvashshefelah tishpal ha‘ir : construction très condensée et discutée ; la traduction garde les deux images d’abaissement.
Heureux êtes-vous, vous qui semez près de toutes les eaux, ⏎ qui laissez aller librement le bœuf et l’âne.