Isaïe
IntroductionIsaïe 21
Analyse du texte source · restitution Philologique
Massa midbar-yam : « oracle/charge du désert de la mer ». Le syntagme est obscur ; l’identification avec Babylone vient du contenu, surtout v.9.
Une vision dure m’a été annoncée : ⏎ le traître trahit, le dévastateur dévaste. ⏎ Monte, Élam ! Assiège, Médie ! ⏎ Je fais cesser toute plainte.
C’est pourquoi mes reins sont remplis de convulsions ; ⏎ des douleurs me saisissent comme celles d’une femme qui enfante. ⏎ Je suis bouleversé au point de ne plus entendre, ⏎ épouvanté au point de ne plus voir.
Mon cœur s’égare, ⏎ la terreur m’épouvante ; ⏎ le crépuscule que j’aimais ⏎ devient pour moi un tremblement.
Tsappoh hatstsafit est un crux ; les analyses oscillent autour de l’idée de disposer/observer la garde ou le tapis. La traduction reste non dogmatique.
Car ainsi m’a parlé le Seigneur : ⏎ « Va, place un guetteur ; ⏎ qu’il annonce ce qu’il voit. »
Il voit un char, une paire de cavaliers, ⏎ un char d’ânes, un char de chameaux ; ⏎ il écoute, il écoute avec grande attention.
Wayyiqra ’aryeh : litt. « et il cria : lion ». ‘Aryeh peut être pris comme comparaison implicite (« comme un lion ») ou autrement ponctué ; crux classique.
Naflah naflah Bavel : parfait répété, « elle est tombée, elle est tombée, Babylone ». Pesiley ’eloheyha : images sculptées de ses dieux.
Ô mon grain battu, fils de mon aire ! ⏎ Ce que j’ai entendu du SEIGNEUR des armées, Dieu d’Israël, ⏎ je vous l’ai annoncé.
Massa Dumah : Douma peut être toponyme ; la racine d-m-m évoque aussi silence/immobilité, sans qu’un jeu de mots soit nécessairement démontrable.
’Atah boqer wegam-laylah : « le matin vient, et aussi la nuit ». Shuvu ’etayu est un appel bref : « revenez, venez ».
Ba‘arav : « en Arabie ». Le contexte avec Dedân, Téma et Qédar confirme une aire nord-arabique.
Apportez de l’eau à celui qui a soif ; ⏎ habitants du pays de Téma, ⏎ allez à la rencontre du fugitif avec du pain.
Car ils fuient devant les épées, ⏎ devant l’épée tirée, devant l’arc tendu, ⏎ devant le poids du combat.
Car ainsi m’a parlé le Seigneur : ⏎ « Encore une année, comptée comme les années d’un salarié, ⏎ et toute la gloire de Qédar prendra fin.
Il ne restera qu’un petit nombre d’archers, ⏎ parmi les guerriers des fils de Qédar ; ⏎ car le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, a parlé. »