Ézéchiel
IntroductionÉzéchiel 18
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
La parole du SEIGNEUR me fut adressée.
Israël répétait : « Les pères mangent des raisins verts, et ce sont les dents des fils qui en souffrent. »
Dieu annonce que ce proverbe ne devra plus gouverner la manière de penser la responsabilité.
Toutes les vies lui appartiennent : la personne qui pèche répondra de son propre péché.
Le premier exemple est celui d’un homme juste qui pratique droit et justice.
Il refuse l’idolâtrie et respecte la conduite sexuelle prescrite.
Il n’opprime personne, rend les gages, ne vole pas, nourrit l’affamé et vêt celui qui est nu.
Il refuse l’intérêt abusif, l’injustice et rend un jugement fidèle.
Parce qu’il vit ainsi dans la fidélité, cet homme vivra.
Supposons maintenant que ce juste ait un fils violent et meurtrier.
Ce fils inverse la conduite de son père, notamment dans l’idolâtrie et l’adultère.
Il opprime les pauvres, vole, garde les gages et sert les idoles.
Il pratique aussi l’usure : la justice de son père ne le protégera pas de la conséquence de sa propre conduite.
Mais si ce fils violent a lui-même un fils qui voit ces fautes et refuse de les reproduire,
qui refuse l’idolâtrie et l’adultère,
qui ne vole ni n’opprime, rend les gages, nourrit l’affamé et vêt celui qui est nu,
alors ce petit-fils ne mourra pas pour la faute de son père ; il vivra.
Le père violent, lui, répondra de sa propre oppression et de ses propres vols.
Le fils ne porte donc pas automatiquement la faute du père lorsqu’il choisit lui-même le droit et la justice.
Le principe est formulé clairement : ni fils ni père ne portent automatiquement la faute de l’autre ; justice et méchanceté reviennent à celui qui les pratique.
Mais le méchant qui se détourne réellement de ses fautes et pratique désormais le droit peut vivre.
Ses anciennes révoltes ne seront plus retenues contre lui.
Dieu ne prend pas plaisir à la mort du méchant ; il préfère qu’il revienne de sa voie et qu’il vive.
Inversement, le juste qui abandonne la justice et choisit le mal ne peut s’abriter derrière ses actes passés.
Le peuple accuse Dieu d’injustice, mais Dieu renvoie chacun à la cohérence de sa propre conduite.
Le juste qui se détourne meurt à cause de l’injustice qu’il choisit.
Le méchant qui abandonne sa méchanceté et pratique le droit sauve sa vie.
Voir sa faute et s’en détourner ouvre donc réellement un chemin de vie.
La question n’est pas que la voie de Dieu serait injuste, mais que les voies humaines le deviennent.
C’est pourquoi chacun sera jugé selon sa conduite ; l’appel reste : revenez de vos révoltes.
Rejetez-les et faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau : pourquoi choisir la mort ?
Dieu ne prend aucun plaisir à la mort ; l’appel final est donc : « Revenez, et vivez ! »