Exode 23

Analyse du texte source · restitution Philologique

שֵׁמַע שָׁוְא désigne une rumeur/information fausse ou vaine. « Mettre la main avec » quelqu’un signifie s’associer activement à son faux témoignage.

רַבִּים signifie les nombreux/la majorité. Le verset interdit que la pression collective fasse pencher un jugement vers le mal ou la distorsion.

דָּל signifie pauvre/faible. La justice impartiale interdit ici même le favoritisme compassionnel dans la décision judiciaire.

הָשֵׁב תְּשִׁיבֶנּוּ est emphatique : l’obligation de restitution vaut même envers l’ennemi.

עזב signifie normalement laisser/abandonner, mais ici la construction est difficile et le sens contextuel est aider à décharger/relâcher la bête. L’aide est requise malgré l’hostilité personnelle.

Le v.3 interdit de favoriser le pauvre ; le v.6 interdit inversement de fausser son droit. L’ensemble définit l’impartialité.

שֶׁקֶר est mensonge/fausseté. נָקִי, innocent, et צַדִּיק, juste, forment une paire judiciaire opposée au רָשָׁע, coupable/méchant.

שֹׁחַד est un cadeau corrupteur/pot-de-vin. דִּבְרֵי צַדִּיקִים peut viser les paroles des justes ou leur cause judiciaire.

« Connaître la nefesh du ger » signifie connaître de l’intérieur sa condition vécue. La mémoire de l’Égypte fonde ici l’éthique envers l’étranger résident.

Le cycle de six années prépare la relâche de la septième, parallèle agricole au rythme hebdomadaire du v.12.

שמט signifie relâcher/laisser tomber et deviendra un terme structurant de la remise sabbatique. La terre laissée est destinée d’abord aux pauvres, puis à la faune.

שבת, cesser, נוח, se reposer, et נפש au nifal, reprendre souffle, composent ici un réseau distinct mais convergent du repos sabbatique.

זכר au hifil signifie faire mention/rappeler. Le verset interdit la mention cultuelle/invocatoire d’autres dieux, non nécessairement toute référence informative à leur existence.

רְגָלִים, litt. « pieds », est employé dans la formule des trois occasions annuelles de pèlerinage/fête.

La fête de Matsot est reliée explicitement à la sortie d’Égypte. רֵיקָם, « à vide », implique qu’une offrande accompagne la comparution cultuelle.

Le calendrier agricole nomme ici la fête de la Moisson et la fête de l’Engrangement. Les identifications avec les appellations ultérieures doivent être documentées sans être rétroprojetées dans la traduction.

כָּל־זְכוּרְךָ signifie litt. « tout ton mâle ». הָאָדֹן יְהוָה est un titre composé : « le Seigneur YHWH ».

חָמֵץ, hamets, est le produit levé/fermenté. חֵלֶב désigne ici la graisse sacrificielle, qui ne doit pas être conservée jusqu’au matin.

רֵאשִׁית בִּכּוּרֵי signifie le commencement/le premier des prémices. L’interdiction du chevreau dans le lait de sa mère est formulée sans explication rituelle supplémentaire dans ce verset.

מַלְאָךְ signifie messager et peut être rendu « ange » selon le contexte. Le texte ne l’identifie pas davantage ici ; toute identification théologique plus précise reste un dossier d’étude.

נשא פשע, « porter la révolte », peut dans ce contexte signifier supporter/pardonner la faute. « Mon nom est en lui » exprime une autorité divine particulière sans définir à lui seul l’identité ontologique du messager.

שָׁמֹעַ תִּשְׁמַע est emphatique. Le parallélisme « ennemi de tes ennemis / adversaire de tes adversaires » promet une prise en charge divine du conflit.

Les ethnonymes sont au singulier collectif en hébreu. Le verbe final est également singulier dans la forme massorétique ; la traduction française peut accorder collectivement au pluriel sans atténuer le langage de disparition/conquête.

הָרֵס תְּהָרְסֵם et שַׁבֵּר תְּשַׁבֵּר sont deux constructions emphatiques. מַצֵּבוֹת désigne des stèles/pierres dressées à fonction cultuelle.

Et vous servirez YHWH votre Dieu ; il bénira ton pain et tes eaux, et j’écarterai la maladie de ton milieu.

מְשַׁכֵּלָה désigne une femelle/femme qui perd sa grossesse ou son petit ; עֲקָרָה une femme/femelle stérile. Le verset formule une bénédiction d’alliance dans son cadre littéraire.

La formule « je donnerai tous tes ennemis vers toi, nuque » signifie qu’ils tourneront le dos, donc fuiront. אֵימָה est terreur/effroi.

צִרְעָה est traditionnellement identifié au frelon. L’image peut fonctionner comme agent naturel ou figuratif de panique ; le texte n’explicite pas le mécanisme.

Le pronom est singulier collectif et reprend les peuples du contexte. La progression de la conquête est présentée comme graduelle pour éviter dépeuplement et prolifération de la faune.

מְעַט מְעַט, « peu, peu », exprime la gradualité. פרה, fructifier/se multiplier, lie l’expansion démographique à la prise de possession du pays.

הַנָּהָר signifie « le Fleuve » sans nom propre dans ce verset. Le référent géographique conventionnel est un dossier historique à documenter, mais la traduction ne l’ajoute pas au texte.

כרת ברית, litt. « couper une alliance », est l’idiome hébreu normal pour conclure une alliance. L’interdiction vise les peuples et leurs dieux.

מוֹקֵשׁ est un piège/lacet. La proposition finale exprime le danger cultuel que le texte associe à la cohabitation avec ces cultes.

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