Esther
IntroductionEsther 8
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Ce même jour, le roi donna à Esther tous les biens d’Haman, l’ennemi des Judéens. Mardochée fut admis devant le roi, car Esther avait enfin révélé le lien qui les unissait.
Le roi retira l’anneau royal qu’il avait repris à Haman et le remit à Mardochée. Esther confia alors à Mardochée la gestion de la maison d’Haman.
Mais Esther revint supplier le roi : elle se jeta à ses pieds en pleurant et lui demanda d’annuler le projet d’Haman contre les Judéens.
Le roi lui tendit de nouveau le sceptre d’or ; Esther se releva et se tint devant lui.
Elle demanda que, si le roi le jugeait juste et favorable, un nouvel écrit soit envoyé pour neutraliser les lettres d’Haman qui ordonnaient l’extermination des Judéens dans tout l’empire.
« Comment pourrais-je supporter de voir le malheur frapper mon peuple et ma propre famille être détruite ? »
Le roi répondit à Esther et à Mardochée qu’Haman avait déjà été exécuté pour avoir voulu porter la main sur les Judéens et que ses biens avaient été remis à Esther.
Puis il leur donna pouvoir d’écrire eux-mêmes, au nom du roi et avec son sceau, ce qu’ils jugeraient bon pour les Judéens ; car un décret royal scellé ne pouvait simplement être révoqué.
Les secrétaires royaux furent donc convoqués le vingt-troisième jour du mois de Sivan. Ils rédigèrent les instructions de Mardochée pour les Judéens et pour tous les responsables des cent vingt-sept provinces, dans l’écriture et la langue propres à chaque peuple.
Mardochée fit rédiger les lettres au nom d’Assuérus, les scella avec l’anneau royal et les fit porter rapidement à travers l’empire par les courriers du roi.
Le décret accordait aux Judéens de chaque ville le droit de se rassembler et de défendre leur vie contre toute force qui les attaquerait, avec le droit de frapper leurs assaillants et de prendre leurs biens.
Cette autorisation devait s’appliquer partout le même jour : le treizième jour du douzième mois, le mois d’Adar.
Une copie du décret devait être publiée comme loi dans chaque province afin que les Judéens soient informés et prêts à se défendre ce jour-là contre leurs ennemis.
Les courriers partirent donc sans délai sur les montures royales, poussés par l’urgence du commandement ; le décret fut aussi publié à Suse.
Mardochée quitta le palais revêtu d’habits royaux bleu-violet et blancs, avec une grande couronne d’or et un manteau de fin lin et de pourpre. La ville de Suse éclata de joie.
Pour les Judéens, la menace fit place à la lumière, à la joie, à l’allégresse et à l’honneur.
Partout où le décret arrivait, les Judéens célébraient par des banquets et des jours de fête. Beaucoup d’habitants du pays se déclaraient désormais Judéens, tant la crainte inspirée par eux s’était répandue.