Ecclésiaste
IntroductionEcclésiaste 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
J’ai regardé encore toutes les formes d’oppression commises sous le soleil : les opprimés pleurent sans consolateur, tandis que la force appartient à ceux qui les écrasent.
Devant cette injustice, j’en suis venu à considérer les morts comme plus heureux que les vivants qui continuent à la subir.
Et j’ai pensé que celui qui n’est pas encore né est mieux placé que les uns et les autres, puisqu’il n’a pas vu le mal qui se commet sous le soleil.
J’ai aussi observé combien le travail et la réussite sont souvent stimulés par la rivalité et la jalousie entre voisins. Cette course également ressemble à la poursuite du vent.
Le sot, lui, croise les bras et finit par se détruire lui-même faute d’agir.
Mais mieux vaut une seule poignée accompagnée de repos que deux mains pleines obtenues au prix d’un labeur sans fin et d’une poursuite du vent.
J’ai encore observé une autre forme de vie vide de sens sous le soleil.
Voici un homme absolument seul, sans fils ni frère, qui travaille sans fin et dont le désir de richesse n’est jamais rassasié. Il ne se demande même plus : « Pour qui est-ce que je peine en me privant de bonheur ? » C’est encore une existence fugace et une tâche mauvaise.
Deux personnes peuvent accomplir davantage qu’une seule, car leur travail commun produit un meilleur résultat.
Si l’une tombe, l’autre peut la relever. Mais celui qui tombe alors qu’il est seul n’a personne pour l’aider à se remettre debout.
De même, deux personnes couchées ensemble peuvent se réchauffer ; celui qui est seul doit affronter le froid sans cette aide.
Un agresseur peut vaincre un homme isolé, mais deux peuvent lui résister ; et une corde tressée de trois fils se rompt difficilement.
Un jeune homme pauvre mais sage vaut mieux qu’un vieux roi devenu insensé et incapable d’accepter les avertissements.
Car un homme peut sortir de prison pour devenir roi, même s’il était né pauvre dans ce même royaume.
J’ai vu les vivants se détourner du souverain en place pour se ranger derrière le jeune successeur destiné à prendre sa place.
La foule qui le suivait semblait sans fin ; pourtant les générations suivantes finiront elles aussi par ne plus se réjouir de lui. La popularité politique est encore vapeur et poursuite du vent.
Quand tu vas à la Maison de Dieu, fais attention à ta manière d’y entrer : mieux vaut s’approcher pour écouter réellement que présenter le sacrifice des insensés qui ne comprennent même pas qu’ils font le mal.